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Jean-Paul Delhoume dévoile sa «Dream Team»

Journaliste pour La Marseillaise et aujourd’hui à la retraite, Jean-Paul Delhoume a accepté de dévoiler son équipe-type pour les 110 ans du club. Une composition où l’équipe victorieuse en 1993 est mise à l’honneur.

Avant de nous livrer sa «Dream Team», Jean-Paul a aussi passé un message à l’OM pour ses 110 ans : «Ce serait de demander à l’OM de rester lui-même, de continuer à être l’OM, de ne pas céder à certaines sirènes et ne pas se laisser aller n’importe où. Il faut que l’OM génère ses propres forces avec un centre de formation qui soit digne de son statut. Et en attendant que la DNCG européenne mette tout le monde à niveau, il faut que le club laisse passer le temps et puisse un jour, avec des purs produits de sa région, reconquérir la coupe d’Europe mais à condition de rester lui-même, c'est-à-dire l’Olympique de Marseille !»

LA DREAM TEAM DES 110 ANS DE JEAN-PAUL DELHOUME

Fabien Barthez :« Il incarne la sûreté, la sécurité, l’équilibre. C’est un gardien que l’on a vu faire des choses extraordinaires. Il pouvait gagner des matches à lui tout seul. Il avait le grain de folie qu’il faut un peu. De ceux que j’ai vus, c’est lui qui m’a le plus marqué. »

Manuel Amoros : « J’aimais bien sa sobriété, sa technique. Il était bon sur l’homme. Il a eu des hauts et des bas mais je crois que la régularité l’emporte de loin sur le reste des considérations. Il a toujours justifié ses galons d’internationaux. »

Carlos Mozer : « C’est la sécurité. Avec un type comme ça dans son équipe, on peut se reposer sur lui. Il avait un physique qui impressionnait sans doute l’adversaire. Quand on voyait arriver cette montagne avec ce visage fermé, on se demandait ce qui aller nous arriver. Je suppose que tous les attaquants qui le côtoyaient ont du se poser quelques questions. Il a participé à sécuriser la défense. Il y en a d’autres qui auraient pu être dans cette équipe comme Marius Trésor ou Laurent Blanc mais je pense que Mozer l’emporte ! »

Basile Boli :« Un sens du combat, un bon défenseur mais surtout il a eu le mérite d’être là au bon moment, c'est-à-dire de faire gagner la première coupe d’Europe à un club Français. Rien que pour ça mais aussi pour l’ensemble de sa carrière, on ne peut pas l’enlever de cette équipe-type de l’OM. »

Eric Di Méco : « C’est celui qui incarne peut-être le plus l’esprit de l’OM, l’esprit conquérant. C’est cette touche de joueurs marseillais qui s’est parfois perdu au fil du temps mais que l’on retrouve à travers lui, dans la conquête, dans tout ce qu’il entreprenait. Il avait la réputation d’être parfois violent mais je crois que c’était surtout une réputation. Il était très dur sur l’homme mais je ne pense pas que c’était un violent, un voyou comme on le laissait croire. C’est un défenseur qui a beaucoup apporté à l’OM. »

Didier Deschamps : « C’est le sérieux, l’application, la technique. C’était un travailleur sur le terrain qui savait se montrer un excellent leader dans son équipe. C’est lui qui incarne un peu le capitaine. Quand on me parle de capitaine, je le vois dans la peau de Didier Deschamps. Il a montré qu’il méritait qu’on lui confie des galons. »

Franck Sauzée: « C’était un grand sympathique mais qui se faisait respecter sur le terrain. Il était capable d’exploits comme par exemple de marquer un but fabuleux contre le Paris-Saint-Germain qui avait enflammé le Stade Vélodrome. Il est en plus d’une honnêteté scrupuleuse quant à ses défauts. Il se connaît bien. C’est, en plus du joueur, un état d’esprit, et il faut des gars comme ça dans une équipe. »

Joseph Bonnel:« C’était un travailleur inlassable. Il n’était jamais fatigué, on aurait cru qu’il avait trois poumons et deux rates ! Et il ne faisait pas que courir, techniquement très bon, il a également marqué des buts. C’est le footballeur que j’aimais bien : élégant et rugueux. Il ne laissait jamais une faute contre ses partenaires impunie. C’était lui qui rendait la justice à l’époque. »

Roger Magnusson:« C’est le magicien. C’est un type qui a enflammé le Vélodrome plus d’une fois. Il avait des dribbles déroutants. Il a toujours fait des exploits techniques qui ont permis à Skoblar de marquer ses 44 buts en une saison. Magnusson, c’est plus du ballet que du football, mais il savait jouer au football ! »

Jean-Pierre Papin :« Il a fait partie des grands avant-centres de l’OM. On ne peut que l’associer à Skoblar. Il a connu quelques difficultés à son arrivée. On se rappelle du « JPP j’en peux plus ! » Mais après, il est devenu un grand marqueur, un chasseur de buts ! C’était un travailleur inlassable. Il convenait parfaitement à l’état d’esprit de l’OM de son époque. Il ne craignait personne, il n’hésitait jamais à prendre des risques. Il était récompensé et il a récompensé l’OM en marquant beaucoup de buts. »

Josip Skoblar :« C’était le buteur décisif. Son premier geste était un coup franc superbe marqué au Vélodrome et il n’a ensuite fait que régaler le public. Il avait un sens du but terrible, il était opportuniste et surtout il s’entendait bien avec Magnusson. Il savait exploiter toutes les situations. C’est toujours lui qui détient le record de buts inscrit dans une saison. C’est justice que de l’avoir mis dans cette équipe. »

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