Invités dans une émission spéciale sur OMtv, Mickaël Pagis, Habib Beye, Toifilou Maoulida et José Anigo se sont replongés dans la fantastique soirée de mercredi.
Le stade Vélodrome a vécu mercredi une soirée exceptionnelle, digne des grandes joutes européennes. La joie a envahi les quatre tribunes de l’enceinte du boulevard Michelet après l’égalisation de Mickaël Pagis à la 87e minute. Remplaçant au coup d’envoi, le meilleur buteur du championnat s’est mué en homme providentiel. «Si on veut aller loin dans cette compétition, il faut passer par là. On a poussé tout le match. On a pris un but sur coup de pied arrêté mais on a réussi à inverser la tendance».
Par ce but qui allie, comme l’a souligné Michel Hidalgo, «la beauté du geste et l’efficacité», Mickaël Pagis a débloqué la situation côté marseillais et à au passage inscrit son dixième but sous le maillot olympien, toutes compétitions confondues. A ce moment-là, le public du stade est entré dans un état second poussant son équipe à se dépasser. Dans les arrêts de jeu, le but de Mamadou Niang a définitivement fait chavirer le stade Vélodrome.

Quelques secondes plus tard, au coup de sifflet final, c’est «la délivrance» selon Mickaël Pagis. «Faire la différence dans les dernières minutes est la récompense du travail accompli» poursuit-il.
L’OM est devenu en Coupe de France le maître du suspense. Il aura fallu attendre les prolongations à Cambrai, puis la toute dernière seconde des prolongations au Mans et enfin les cinq dernières minutes contre Lyon pour arracher une qualification obtenue avec les tripes.

En tribune présidentielle, Pape Diouf et Jack Kachkar tombent dans les bras l’un de l’autre. Les Olympiens offrent à l’investisseur canadien un merveilleux cadeau pour son premier match au stade Vélodrome aux côtés du Président et de Jean-Pierre Foucault.
Avant la rencontre, Jack Kachkar a pris un bain de foule. Echarpe de l’OM à la main, il est allé discuter avec les supporters. Le sourire aux lèvres, il a serré des dizaines et des dizaines de mains. «On découvre un homme passionné, raconte José Anigo, on l’a vu véritablement communier avec le public. Il arrive ici avec l’idée de ne pas tout démolir».

Dans les virages, la joie est immense, la tribune Ganay est debout, les spectateurs en balcon sautent tellement fort que les loges situées en dessous tremblent. «Cela fait plaisir de voir ces jeunes filles et ces jeunes garçons crier et chanter, se réjouit José Anigo, c’est fabuleux. Un stade devrait être tout le temps comme ça».
Désormais, les Olympiens voient loin. «La finale de l’an passée m’est restée en travers de la gorge. On ne veut rien lâcher et on ramènera la coupe à Marseille» annonce Toifilou Maoulida. Il reste cependant conscient que la route est encore longue avant de fouler, à nouveau, la pelouse du Stade de France. Qualifié en quart, l’OM connaîtra son adversaire dimanche en fin d’après-midi. «Ce n’est pas parce que l’on a sorti Lyon, que désormais on va tout gagner», prévient Toifilou Maoulida.















