Auteur d’une bonne rentrée face à Lorient, Toifilou Maoulida insiste sur la qualité du groupe olympien et affirme que «le club n’est pas à sa place». Il revient sur cette fin de saison palpitante avec dès dimanche la réception de Lille.
C’est sous un véritable temps à l’armoricaine que les Marseillais se remettent peu à peu de la défaite face aux Lorientais. «Un match qui me reste en travers de la gorge» divulgue Toifilou Maoulida qui ne souhaite qu’une chose : «oublier et repartir de l’avant».Surtout que dans ce championnat resserré à souhait, les phocéens ne sont qu’à quatre malheureux points de dame Ligue des Champions. «Nous ne sommes pas loin, mais maintenant il faut se bouger sur le terrain au lieu de le dire. Avec la qualité de l’équipe ce serait dommage de rater cette troisième place», recommande l’attaquant à l’origine du penalty contre Lorient. De plus, il insiste franchement sur le talent marseillais : «avec la qualité du groupe, notre place n’est pas là. L’Olympique de Marseille ne mérite pas d’être huitième du classement. Nous sommes le club le plus populaire de France, et nous n’avons simplement pas le droit d’être huitième»s.
Mais si l’apanage marseillais est indubitable, il s’agit de comprendre pourquoi l’OM souffre d’irrégularité chronique. «Nous sommes capable de gagner contre une grosse équipe comme Lyon et ensuite de perdre contre Lorient ou Troyes. Ce n’est pas normal et c’est très difficile à expliquer. Ceci dit, pour les gros matches nous répondons toujours présents», résume le Mahorais qui se prépare à «huit finales de coupe de France».
«Malheur au vaincu»
Le sprint final débute d’ailleurs dès ce week-end contre Lille, un adversaire direct. «Le match de dimanche est capital pour la fin de saison. C’est un grand tournant de ce championnat», analyse Toifilou Maoulida avant de confirmer : «il y aura toujours un espoir d’accrocher la troisième place tant que mathématiquement cela reste possible. Maintenant il est clair que si cela ce passe mal pour nous contre Lille, il sera très dur de revenir et d’atteindre l’objectif de la Ligue des Champions. Mais il reste cinq matches à domicile, il faut faire un sans faute et aller grappiller des points à l’extérieur».
Et si «Lille est mal en point comme nous», constate l’ancien monégasque, il tient tout de même à souligner : «un animal blessé n’est jamais mort, et nous avons la fâcheuse habitude de relancer les équipes qui sont patraques. J’espère que cela ne sera pas le cas ce week-end. On s’attend à un match très difficile. Malheur au vaincu. Les deux équipes sortent d’une défaite et voudront se relancer toutes les deux. A nous de mettre le bleu de chauffe, de remporter le combat et gagner cette bataille».
Contre un «gros calibre», les Marseillais devront être prêt en ce dimanche de Pâques. Histoire que les cloches ne sonnent pas sur les têtes ciel et blanches, mais plutôt sur celles des Dogues de Claude Puel.























