L’OM s’est relancé au moment idéal, charnière. Contre un concurrent direct, et à l’heure où une défaite aurait peut-être condamné les derniers espoirs de Ligue des Champions. Retour sur une victoire lors de laquelle l’équipe s’est «reconstruit un état d’esprit», selon Pape Diouf.
«L’OM repart». «L’OM a fait un rêve». Les titres de la presse au lendemain de la victoire contre Lille accréditaient un peu plus le sentiment du public au moment de quitter le Vélodrome dimanche soir. Cette idée qu’il s’était passé « quelque chose », l’espace de 90 minutes. L’ampleur du score n’y est pas étrangère. Elle image la révolte après la désillusion lorientaise.
«Nous nous sommes reconstruits un état d’esprit
lors de ce match», confirme Pape Diouf. Pour le Président
olympien, «l’équipe est apparue transfigurée».
Symbole plus qu’évident, Renato Civelli. «Il
n’a pas du tout été épargné par la presse
après Lorient. Il n’était pas nécessaire d’aller
jusque là. Et il a répondu de la meilleure des manières
qui soit, sur le terrain», soulignait José Anigo dans le
direct d’après-match d’OMtv.
Par ses deux buts, bien sûr. Mais aussi par un rendement défensif
irréprochable. Effet aussi de la rentrée de Julien Rodriguez dans
la charnière centrale. «Julien sait sécuriser
ses partenaires, et être présent dans les moments chauds. Quand
il est là, c’est la tour de la défense», complimente
Pape Diouf.
Autre retour, autre renfort, celui de Franck Ribéry. Le Vél’ a retrouvé contre Lille son dynamiteur de défense adverse. Titulaire, quand on ne prédisait qu’une entrée en cours de match, le milieu de terrain a placé ses accélérations, et combiné intelligemment avec Nasri. Une rentrée plus que satisfaisante, saluée par un stock d’applaudissements à sa sortie du terrain. «On connaît l’influence décisive qu’il peut avoir sur le jeu. Son retour et celui de Julien ont eu leur importance dans cette rencontre», analyse le Président marseillais.
Bien que «très heureux» de ce succès «essentiel», Pape Diouf ne limitait pas ses commentaires au seul match de Lille. Il évoquait aussi l’avenir immédiat dans lequel la victoire contre les Dogues puisera sa signification réelle. «Elle n’aura de sens que si nous sommes sur le même tempo samedi à Valenciennes».
Car si la soirée de dimanche «[nous] relance
vraiment» (Albert Emon), le souvenir de Lorient, venu doucher l’enthousiasme
né des résultats contre Lyon (1-1) et Nice (3-0), garde une place
de choix dans l’inconscient collectif.
«Nous avons bien commencé cette première partie de fin de championnat. Il faut continuer sur cette lancée et confirmer les résultats», encourage Lorik Cana. «Il reste beaucoup de chemin jusqu’à la fin de saison. Tout le monde se rend compte que c’est ensemble que nous arriverons à quelque chose. Mais attention, ce n’est pas seulement sur un match qu’il faut faire ce constat. Il en reste sept. Plus encore la demi finale et j’espère la finale de la Coupe de France. On ne va rien lâcher».
«Il ne faut plus calculer nos efforts, foncer, se battre jusqu’au bout, et se mettre minable chaque week-end. Il n’y a plus de questions à se poser», conclut Franck Ribéry.























