Qualifié mercedi face à Nantes pour la finale de Coupe de France, l’OM a obtenu, toujours au stade Vélodrome, un succès important contre Troyes pour la course à la Ligue des Champions.
Au vert depuis lundi dans un hôtel aixois, l’Olympique de Marseille a parfaitement négocié les deux grands rendez-vous de la semaine. Mercredi, tout d’abord, les joueurs d’Albert Emon se sont qualifiés pour la finale de Coupe de France. Dans une ambiance des grands soirs, Frank Ribéry a débloqué la situation d’une frappe magique des 20 mètres avant que Toifilou Maoulida, idéalement servi par Samir Nasri, ne donne un peu plus d’air aux Marseillais, à quelques minutes de l’heure de jeu. Puis Djibril Cissé a conclu la victoire en signant le troisième but de la soirée. «Cette victoire va nous rendre plus forts» prévenait José Anigo dans «En route pour la finale» sur OMtv.Le Directeur sportif avait vu juste. En effet, c’est un OM ambitieux et conquérant qui s’est présenté sur la pelouse du stade Vélodrome, samedi contre Troyes. En témoignent ces deux corners successifs de la 27e minute qui ont vu le ballon être repoussé, la première fois par le poteau, la seconde par la barre. Malgré tout, Marseille a dû attendre la seconde période pour ouvrir le score. La lumière est venue de Djibril Cissé. Buteur trois jours plus tôt et remplaçant au coup d’envoi, il a récidivé en étant à la réception d’un centre de Mamadou Niang. Sa tête à bout portant n’a laissé aucune chance à Ronan Le Crom.
«Malheureusement, on a reculé après le premier but» admet Ronald Zubar. Troyes en a profité pour égaliser sur une action que nous décrit Cédric Carrasso. «C’est un centre rentrant, deux joueurs se jettent pour dévier la balle que j’essaie de repousser mais je ne vois pas où je la mets». Dans cette partie de billard, Jaziri place un plat du pied qui finit au fond des filets. «J’étais en colère car on n’a pas le droit de prendre un but quand on mène 1-0 dans un match capital» poursuit le portier marseillais.
Un coaching payant
«On n'a pas abdiqué, on a un bon état d’esprit», lance Ronald Zubar. «A 1-1, l’an passé on aurait pas fait la différence. Là, on a poussé et on a réussi à l’emporter» explique Samir Nasri. Et l’éclair qui a donné la victoire à l’OM est venu du banc de touche. Modeste M’Bami, entré à la 66e minute, a décoché une frappe lointaine déviée par le dos d’un joueur troyen. Ce changement de trajectoire prenant à contre-pied le gardien de l’Aube. «Il nous manquait cette étincelle car on a fait un grand match contre Nantes et ce sont les remplaçants qui ont fait la différence. Il y a un très bon état d’esprit et le groupe en ressort vainqueur» poursuit Samir Nasri. «On a un effectif très compétitif avec un banc de qualité. La preuve, Djibril Cissé et Modeste M’Bami sont entrés en jeu et ont marqué. Tout le monde a sa place sur le terrain et tout le monde va nous aider».
Alors que les joueurs effectuaient un décrassage quelques minutes après la fin du match, José Anigo se réjouissait, sur le bord du terrain : «Les trois points sont essentiels. Sans la victoire, cela aurait été plus compliqué. On bascule à la 4e place et la chasse est ouverte». Après le décrassage, Franck Ribéry se confie : «La semaine a été longue mais c’était deux matches importants. Il faut continuer».
Après presque dix jours sous pression (depuis la mise au vert à Valenciennes), six jours de stage à Aix-en-Provence, les Olympiens ont bien mérité les deux jours de repos (dimanche et lundi) accordés par le staff. Mardi, les joueurs se retrouveront à la Commanderie pour préparer la réception de Sochaux… Mais ça, c’est une autre semaine.












