Bolo Zenden ou l’éloge de la patience

06/09/07 - OM-Toulouse

Il n’est plus titulaire mais ne lâche pas prise. Bolo Zenden travaille dur pour retrouver une place sur le terrain afin d’aider l’OM. Il évoque également la Champions League qu’il connaît si bien.

«Faire des efforts à l’entraînement, c’est le seul moyen pour changer ma situation.» Même s’il n’a plus été titulaire depuis la 3e journée à Valenciennes, Bolo Zenden a adopté la bonne attitude, son heure viendra et elle ne passera que par le travail. Pourtant, il n’aurait pas été étonnant de voir un joueur de ce statut se braquer et revendiquer une place coûte que coûte arguant de son pedigree d’international et d’ancien pensionnaire de grosses écuries européennes. Mais non, le Hollandais préfère évoquer un temps d’adaptation bien légitime et son envie de jouer au foot, tout simplement. «Durant les matches que j’ai disputés, j’ai senti que ça allait de mieux en mieux mais il m’a fallu du temps pour m’habituer aux coéquipiers et au système de jeu. Le jeu n’est pas exactement le même que celui pratiqué à Liverpool par exemple, reconnaît-il dans un français toujours aussi parfait avant d’ajouter, «il me reste donc à faire mon travail et à faire des efforts pour changer la situation. Mais forcément, si on est professionnel, on ne peut pas être content de seulement regarder les matches. Je bosse dur à l’entraînement et le coach décidera.»

Emon : «Il a le talent pour s’exprimer totalement»

«Son professionnalisme lui permet de travailler et de ne pas trop gamberger mais aussi de se dire que s’il a signé à l’OM, c’est qu’il le talent pour s’exprimer totalement. Je pense donc qu’incessamment sous peu, ce sera un joueur très intéressant pour l’OM.» 

La trêve internationale tombe ainsi à pic afin de montrer son implication car il n’a qu’une envie, prêter main forte à son équipe pour redresser la barre. «J’ai toujours très envie de jouer et j’ai aussi très envie de gagner. Il est certain que j’aimerais que l’équipe soit mieux classée actuellement mais si je fais du mieux possible, ça peut aussi aider l’équipe» envisage-t-il, lui qui reconnaît les bienfaits de la mise au vert avant le match au Parc des Princes. «Ca nous a permis d’être entre nous et de discuter du match contre Paris. Le plus important est que, même dans une période difficile, nous restions tous soudés car nous sommes les seuls à pouvoir changer les choses sur le terrain. On ne peut pas le faire individuellement, on ne pourra donc s’en sortir que collectivement.» 
Bolo n’attend désormais plus qu’une chose, fouler de nouveau la pelouse et peu importe le poste. Il sait s’adapter. «Je ne peux pas me permettre de revendiquer un poste fixe, je suis capable de jouer dans plusieurs systèmes, sur les côtés ou dans l’axe. Je ne suis pas un joueur qui a une seule qualité. Le plus important pour moi est désormais de trouver une place qui est bien pour moi et surtout bien pour l’entraîneur.» Il serait donc dommage de se priver d’un joueur avec un tel CV et une telle motivation, notamment afin de prodiguer de précieux conseils pour la Champions League. «Oui, bien sûr mais j’espère que ce sera sur le terrain» conclut-il avec le sourire. 


«La Champions League, c’est particulier, c’est différent»

Pour l’avoir disputée à maintes reprises, Bolo Zenden est un guide à part en vue de la compétition reine. «La Champions League, c’est particulier, c’est différent. Les affiches dans le stade, les matches qui doivent tous commencer à 20h45, les zones mixtes après le match… Il y a plein de trucs qui font que c’est spécial. Tout est fait pour qu’il y ait un climat particulier» explique-t-il lui qui connaît si bien le futur adversaire qu’est Liverpool pour y avoir joué deux saisons.  «Dans les deux derniers groupes qui restaient à la fin du tirage, un comprenait Liverpool et l’autre le PSV, deux équipes où j’ai joué. On est tombé sur Liverpool. J’ai l’expérience de l’année dernière avec eux quand nous étions parvenus en finale. C’est vrai que c’est une très grande équipe. Elle n’a pas joué la finale de la coupe d’Europe pour rien. Mais cela ne veut pas dire qu’elle est impossible à battre. Il faudra surtout être très bien organisé contre eux. Il ne faudra rien leur lâcher. Je connais l’équipe et l’entraîneur, je peux donc donner quelques tuyaux sur leur jeu.»
Notamment comment aborder le déplacement dans ce stade si particulier qu’est Anfield Road le 3 octobre. «J’ai joué à Anfield avec Chelsea, Barcelone ou Middlesbrough et ce n’est jamais le public qui m’a fait peur. Ils sont là pour fêter le foot et si une équipe adverse joue super bien, les supporters se lèveront pour l’applaudir. Ils sont là pour pousser leur équipe mais nous avons la même chose au Vélodrome.» Bref, Zenden attend la compétition avec impatience et pour lui, l’OM a une carte à jouer. «Dans n’importe quel groupe, ça aurait été difficile. Toutefois, ce qui est intéressant avec ce système c’est qu’il y a six matches à jouer. On commence contre Besiktas, ce ne sera pas facile mais on sait qu’il faut l’emporter dès ce premier match. Ca permettra de grandir et d’avoir une idée de notre progression dans ce groupe.»  

 

Emmanuel Jean

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Nom : ZENDEN
Prénom : Boudewijn
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