Peu épargné par les blessures et même par un virus méningé, Samir Nasri a effectué une semaine de préparation pendant la trêve hivernale pour revenir à son meilleur niveau pour la deuxième moitié de saison.
«Cela fait plaisir de revenir à la compétition sans douleur et sans aucune gêne». Cette phrase, cela faisait longtemps que Samir Nasri attendait de la prononcer. Il faut dire que sa saison 2007/08 a débuté sous de bien mauvais auspices. Lors des matches d’avant-saison, le milieu de terrain olympien se blesse contre Bordeaux après un tacle de Pierre Ducasse. Le verdict est clair, Samir ne pourra pas débuter la saison avec ses équipiers. Il retrouve la compétition le 19 août contre Nancy. Mais fin septembre, il est touché par un virus méningé. Cloué au lit, il est notamment absent pour les déplacements à Auxerre (dernier match d’Albert Emon en tant qu’entraîneur) et à Liverpool. Fatigué et amaigri, il reprend l’entraînement et dispute même son centième match de L1, le 11 novembre face à Lyon. Malheureusement, la malédiction continue de s’abattre sur le jeune milieu de terrain marseillais. A l’entraînement, sur un tacle de Gaël Givet, Samir Nasri est de nouveau touché à la cheville. Contre Besiktas, la douleur n’est plus supportable, il sort à la 25ème minute et ne reviendra que le 16 décembre pour la réception de Monaco.
A la reprise, quinze jours plus tard, Samir Nasri s’entraîne seul avec le préparateur physique de l’OM. Idem durant le stage de Sainte-Maxime. «J’avais des douleurs avant la trêve, j’ai même joué avec. Je voulais donc me reposer et faire une préparation pour être armé pour les six derniers mois de la saison. J’en avais marre de jouer avec une retenue ou d’avoir peur de prendre un coup, c’est pour cela que je me suis reposé» lance-t-il devant la presse.
Désormais, Samir Nasri, dont la préparation avait été tronquée, est fin prêt. Il se sent d’attaque pour mordre à pleines dents la seconde partie de la saison. «En 2008, je ne veux plus me blesser. Les blessures m’ont rendues plus fort. Mais sans pépin, je sais que sur le terrain, ça ira. Le plus important c’est la santé. J’ai retrouvé mes sensations, ma saison commence maintenant. Je n’ai été en pleine possession de mes moyens, sans douleur, sans gêne, que sur un match, contre Metz. Sinon, j’avais un strap énorme, j’avais moins de mobilité, mes appuis n’étaient pas aussi solides qu’avant et j’avais peur de dribbler pour ne pas prendre de coup».
Contre Rennes, Samir Nasri devrait donc retrouver sa place dans une équipe qui ne perd plus. Invaincu en L1 depuis le mois de novembre 2007, les Olympiens espèrent poursuivre cette série, dimanche, en Bretagne. «Effectivement, avant la trêve, cela allait déjà bien. En 2008, il n’y a eu qu’un match, à Beauvais, que l’on a d’ailleurs bien maîtrisé. Il y a du mieux, on conserve mieux la balle, on se procure plus d’occasions. C’est plus plaisant pour un joueur à vocation offensive de revenir dans une équipe qui tourne bien. Il faut continuer sur la dynamique de la fin 2007 pour poursuivre la série».
Du haut de ses 20 ans, Samir Nasri sait que le club, comme ses supporters, attendent beaucoup de lui. «Cela ne me fait peur et ne me dérange pas» affirme-t-il sans sourciller.
Il s’est d’ailleurs fixé des objectifs ambitieux pour 2008. «J’espère faire six bons mois, apporter quelque chose à l’équipe, marquer des buts afin que l’on remonte au classement et que l’on accroche une place en Ligue des Champions».
Tout cela en gardant dans un coin de sa tête que l’équipe de France a un Euro à disputer en juin prochain…



















