OM, la légion auxerroise

15/01/08 - Auxerre-OM (CdL)

Depuis l’accession de l’AJ Auxerre en L1 en 1980, nombre d’anciens Icaunais sont venus tenter leur chance à Marseille. En témoin expert sur le sujet, Guy Roux réagit sur ce phénomène et donne son avis sur les actuels joueurs olympiens passés par la case Auxerre avant le match de mercredi.

L’axe Auxerre-Marseille a toujours bien fonctionné ces deux dernières décennies. Certains joueurs illustres de l’AJA, formés ou non par Guy Roux, sont venus donner un nouvel élan à leurs carrières en terre provençale. Avant le quart de finale de coupe de la Ligue à l'Abbé-Deschamps, l’ancien technicien bourguignon explique ces choix de la part de ses joueurs : «Je ne peux pas parler de la période actuelle qui n’est pas la mienne, mais avant, Marseille, qui était le grand club français, était la formation susceptible d’offrir des moyens et des ambitions supérieures à celles de l’AJ Auxerre. C’est donc un lieu de promotion.» L’ancien entraîneur du RC Lens reprend : «Ils ont été bien formés pour devenir des professionnels modèles. On leur a fait faire des performances. Ils ne sont pas arrivés à Marseille en n’ayant jamais rien gagné. Ils ont tous joué des coupes d’Europe, remporté des titres. Ils étaient donc bons, de niveau international.»
La liste des joueurs qui ont quitté le cocon icaunais pour venir dans le bouillonnant club phocéen est flatteuse pour les deux équipes : Eric Cantona, Jean-Marc Ferreri, Basile Boli, Laurent Blanc, Sabri Lamouchi et actuellement, la triplette Cissé, Akalé, Cheyrou mais aussi Hamel.
Ayant eu ces trois là sous ses ordres, Guy Roux explique ce qu’ils peuvent apporter à une équipe : «Cheyrou avec son pied gauche aide les deux autres dans le jeu offensif. C’est un bon triangle à la disposition de M. Gerets.»

Benoît Cheyrou : «Une immense erreur de l’AJA de l’avoir vendu»
Le Colmarien regrette la vente du cadet des frères Cheyrou. Il dit de lui que «c’est un joueur de club extraordinaire. En ce qui concerne l’Equipe Nationale, il est possible que le sélectionneur s’aperçoive de sa valeur avant le mois de juin et le retienne.» Le natif de Suresnes a disputé 98 matches de championnat en trois saisons avec l’AJA, inscrivant au passage six buts.


L'entente Cissé/Akalé : «Deux joueurs vraiment complémentaires»
L’international français et son compère Ivoirien n’ont disputé «que 26 matches ensemble à Auxerre» dixit Guy Roux. Celui-ci ajoute : «Quand vous avez un joueur qui est bon de la tête et sur les reprises de volée, mieux vaut avoir un bon centreur. Didier Deschamps me disait que Trézéguet ne peut jouer que s’il y a des bons centreurs, sinon, ce n’est pas la peine de le mettre sur le terrain. C’est pareil pour Djibril. Il faut qu’il ait des bons centreurs et des bons passeurs. Je précise qu’Akalé sait centrer des deux pieds, comme il l’a montré à Rennes.»
Interrogé sur le nouvel élan retrouvé par Cissé en ce début d’année 2008, son ancien coach assène : «On dit cela à chaque fois qu’il marque un but. Mais il en met beaucoup, si l’on compte ceux des différentes coupes disputées par l’OM. S’il joue plus, il marquera plus.» Sous les ordres de Guy Roux, l’Arlésien avait inscrit 70 buts en 128 matches de Ligue 1.

Dominique Cuperly : «Le meilleur entraîneur assistant de France, et de très loin»
L’Alsacien ne tarit pas d’éloge concernant l’actuel adjoint d’Eric Gerets. «Il était un joueur extrêmement sérieux. Je l’ai d’abord eu douze ans comme joueur, puis seize ans comme collaborateur. Il a tout noté. Il a vécu environ 80 matches de coupe d’Europe avec moi. Après cela, il a fait une expérience à Lyon avec Jacques Santini et Paul Le Guen. A ce poste là, il est de très loin le meilleur de France» lance fièrement Guy Roux.

Louis Quesnot
Source : Avec S.C.

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