Associée au changement tactique à la pause, l’entrée de Mathieu Valbuena fut l’un des rouages du déclic olympien de la seconde période face aux Verts. Focus sur le premier buteur de la soirée.
Et Gerets lança Valbuena… Après une première période délicate pour l’OM, l’option choisie par le technicien belge fut de remanier son milieu de terrain et son schéma offensif. Si l’association de travailleurs constituée par M’Bami, Cheyrou et Kaboré vint couper court à la plupart des attaques stéphanoise, l’apparition de l’ancien Libournais en soutien de Cissé fut décisive. Dans un rôle qui était le sien au début de l’année 2008, au côté de l’attaquant international, ses premières inspirations ont décanté la partie. D’abord sa passe latérale pour Nasri amena une première poussée de fièvre avec le tir sur la barre du Marseillais (47e). Et après quelques percussions d’usage, il flaira le bon coup sur le dégagement de Mandanda et la mauvaise appréciation de Bayal Sall dans sa passe en retrait. Sa vista et son petit lob face à Viviani firent le reste (59e). De quoi lancer en quelques minutes le réveil olympien patent de la seconde période et d’apporter un petit grain de folie dans le jeu marseillais.
Valbuena, qui déclarait «aimer mettre le feu» après sa prestation déjà énorme contre Auxerre, ne dérogea pas à son credo. Débordant d’énergie malgré le traitement subi ces derniers temps – son visage marqué par un défenseur du Zenit en témoigne – il provoqua des fautes, multiplia les courses et les récupérations de ballon jusqu’à s’en rouler par terre…
Et si Eric Gerets souligne à juste titre le changement tactique à la pause qui a «fermé l’entrejeu et a libéré Taye (Taiwo) et Laurent (Bonnart ) sur les côtés», le coach a quand même pointé «l’importance pour l’équipe» de Valbuena mais ça «tout le monde le sait» comme il le dit si bien. La communion du joueur avec le public au coup de sifflet final le confirme













