Pape Diouf : "Quatre matches, quatre finales"

20/04/08 - OM 1-3 Lille

Bien que déçu le Président de l’OM relativise : «Il reste quatre matches. On doit tirer les enseignements de cette défaite qui fait mal mais qui ne remet rien en cause» affirme-t-il en direct sur OMtv.

Quel est votre sentiment après cette défaite ?
C’est une déception. Il n’y a pas besoin de se le cacher. Cela dit je pense qu’il y a encore du chemin à parcourir. Il reste quatre matches. Ce n’est qu’au terme de ces quatre matches que l’on fera un bilan définitif. On saura à ce moment si l’objectif d’accrocher la troisième place a été atteint ou pas. Ce soir nous sommes dans cette déception connue après le revers subi ici même face à Sochaux. Nous sommes dans le même état d’esprit. Mais souvenons nous qu’après avoir battu et Lyon et Metz, la tendance avait radicalement changé. Attendons donc avant de condamner et de penser que tout est perdu. Notre défaite est incontestable. On ne peut pas l’expliquer par des éléments extérieurs à part notre impuissance. Nous avons joué face à une équipe lilloise en bonnes conditions que ce soit physiquement, tactiquement, ou dans l’organisation. Les Lillois allaient vite devant et derrière. On doit tirer les enseignements de cette défaite qui fait mal mais qui ne remet rien en cause.

Eric Gerets a parlé d’un manque de fraîcheur…
Quand on perd, il est difficile d’expliquer les choses de manière très exacte. Depuis plusieurs semaines, nous n’avons pas été épargné par les blessures. C’est vrai que beaucoup de joueurs entrent dans l’équipe et en ressortent. Et tout cela ne permet pas une certaine homogénéité. Rodriguez a été blessé, il est rentré il n’y a pas très longtemps. C’est le cas de Mamadou Niang, de Valbuena et Givet. Des joueurs ont été aussi suspendus comme Cana ou Cheyrou.
Tout cela n’a pas contribué à poser notre équipe comme elle l’était, à lui permettre aussi de poser son jeu.
Cela peut être un début d’explication. On sait que souvent lorsque l’on est blessé et que l’on revient, au tout début ça semble aller et puis on connaît un moment de ressac. C’est peut être aujourd’hui ce que certains de nos joueurs connaissent.

Il faut désormais se projeter à Monaco. C’est une équipe difficile à cerner ?
C’est vrai que si l’on considère le dernier résultat de Monaco, il y a tout lieu de rester dans l’expectative. Mais je pense que nous avons les moyens d’aller nous imposer en Principauté. Nous l’avons fait la saison dernière. Cela avait été le point de départ de notre dernière ligne droite. Je pense qu’aujourd’hui il reste quatre matches. Il faut que nous les jouions comme quatre finales. Ce sont quatre rencontres essentielles pour notre avenir dans la compétition. Il n’y a plus de calcul à faire. Il n’y a plus qu’à prendre sa volonté et sa concentration en bandoulière, histoire de traverser cette dernière ligne droite sans autre encombre.

C.A. et F.R.
Source : OMtv

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