Ville de départ pour les croisières dans les fjords, Bergen a su croître, malgré un climat hostile, au gré des activités qui s’y sont développées. Pêche, tourisme, pétrole, gaz et éducation sont les pôles de la "Seattle norvégienne".
L’eau, qu’elle soit de pluie ou de mer, est partout dans la cité norvégienne. Fondée dans une grande crique, Bergen a grandi en fonction de l’eau. Comme Marseille, la vieille ville entoure le « U » que forme le port et toutes les activités qui ont permis le développement de la ville, pêche, commerce, pétrole et gaz ont pris naissance dans le cœur de la commune qui est devenue le deuxième port du pays.
La visite des fjords est la principale attraction touristique de la ville. Près de 150.000 visiteurs embarquent ainsi sur des ferrys pour découvrir ces sites magnifiques dignes du « Seigneur des Anneaux ». La nature y est sauvage. Les rochers, la végétation et l’eau s’y mélangent à merveille dans un silence tel qu'il en devient inquiétant.
Bergen compte 244.000 habitants qui vivent en grande majorité dans de vieilles maisons en bois dont la particularité est d’être peintes de différentes couleurs. Une habitation marron côtoie une maison verte à côté d’une bleue et ainsi de suite. Cela égaie la ville qui est régulièrement recouverte d’un épais voile nuageux. Car hormis l’eau de mer, la pluie fait partie intégrante de Bergen. Surnommée la Seattle norvégienne, on dit ici qu’il pleut une fois par an… du 1er janvier au 31 décembre ! D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, on pouvait encore trouver des distributeurs de parapluie dans les rues. Et même lorsqu’il ne pleut pas, les Bergenois se déplacent très souvent avec cet ustensile indispensable dans cette région.


Lorsque l’on arrive dans le centre de Bergen, on a l’impression d’effectuer un voyage dans le passé. Au Moyen-Âge plus précisément. Les routes sont pavées (parfois, comme les maisons, les pavés sont colorés), les magasins ressemblent à de vieilles échoppes et ce sentiment est accentué par la présence, jusqu’à mercredi, du festival des grands navires. 70 vieux gréements sont accostés dans le port où des marins du monde entier déambulent.



Mais Bergen a su également se tourner vers le futur. Régulièrement détruite par les incendies et les guerres, des bâtiments modernes (principalement des années 50) ont vu le jour et des universités ont su attirer des étudiants venus de toute l’Europe.
Malgré un relief accidenté, la ville s’est étendue au fur et à mesure du développement des voies de communication. Dès que l’on sort du centre ville, la pente s’accentue rapidement et les « banlieues » se trouvent à flanc de collines en haut desquelles les nuages s’amoncellent à longueur de journée. La végétation y est luxuriante (grâce à la pluie) et un funiculaire relie le centre ville à ces quartiers. La vue plongeante sur la ville et le port est exceptionnelle.


















