Invité de "Décrassage" sur OMtv, le milieu de terrain olympien s'est félicité de la première sortie de la saison à domicile. "Nous ne pouvions pas nous attendre à mieux. Il ne faut surtout pas s’enflammer. Il y a encore du travail à fournir", tempère Benoît Cheyrou.
L’AMBIANCE
Nous nous attendions à une ambiance très chaude et nous n’avons pas été déçus. Dès l’échauffement, nous avons été très bien accueillis, les recrues aussi. A Marseille, c’est spécial aussi pour ça.
Il y avait un tifo avec inscrit « champion ». Chaque année, les supporters ont de grosses attentes par rapport à l’équipe. Nous avons aussi envie de réaliser de belles choses cette année, et j’espère que les supporters pourront ressortir cette banderole pour le dernier match...
UN DEBUT DE MATCH DIFFICILE
Au Vélodrome, nous pouvons nous attendre à beaucoup de matches comme celui-là, avec des équipes bien organisées, et bien regroupées derrière. C’est grâce à des individualités comme Baky Koné, qui a délivré un superbe centre à Mamadou Niang, que nous pourrons nous en sortir cette année.

LA PATIENCE
Il fallait « pousser, pousser » car nous étions à domicile, mais aussi rester patients parce que nous savions que les Auxerrois allaient nous attendre et jouer la contre-attaque. C’est ce que nous nous étions dit avant le match. Nous devions faire le minimum d’erreurs pour ne pas nous faire prendre en contre. Il fallait essayer de les déstabiliser, en fixant d’un côté et en changeant le jeu, pour trouver la faille.

UNE BELLE DEUXIEME PERIODE
C’est toujours plus facile de mener au score à la mi-temps. Si nous étions arrivés à la pause avec un 0-0, cela aurait été plus compliqué. Les Auxerrois auraient encore bien défendu. Ensuite, il y a eu ce but, où le défenseur marque contre son camp, grâce à un superbe débordement de Karim Ziani.
Marquer, ce n’est pas sa spécialité première, mais de temps en temps, il sait le faire parce qu’il a une bonne frappe de balle. D’ailleurs, il tire souvent les coups francs. Il a un registre très grand au milieu de terrain, il sait tout faire, et pour une équipe, c’est une fortune.
Flatté, presque gêné, Benoît Cheyrou ne semblait pas surpris par les propos de l’ancien sélectionneur des Bleus. "Ce discours me fait plaisir. C’est un discours très flatteur, que j’ai déjà entendu par rapport au fait que je dois marquer plus de buts. La plupart de mes entraîneurs m’ont dit que j’ai les qualités pour, je dois donc essayer d’en marquer un peu plus".
LE COACHING PAYANT
Elliot Grandin est un super joueur. C’est un secret pour personne, nous avons sur le banc des joueurs sûrement aussi forts que ceux qui débutent la rencontre. L’équipe attend beaucoup des joueurs qui entrent en cours de match. Nous sommes un groupe composé de 20-22 éléments, où tout le monde est capable de jouer dans cette équipe. Les remplaçants l’ont prouvé dimanche soir.
LA CONCURRENCE
Le fait d’avoir un banc compétitif va énormément nous apporter cette saison. Il y a encore beaucoup de matches à jouer, surtout si nous nous qualifions pour la Champions League, ce que j’espère. L’effectif va tourner à cause de certaines blessures, de certaines suspensions et nous savons que nous pouvons compter sur tout le monde.
UNE PREMIERE REVEE
Nous ne pouvions pas nous attendre à mieux, c’est encourageant pour la suite. Il ne faut surtout pas s’enflammer. Il y a encore du travail à fournir, des petites retouches à faire dans chaque compartiment du jeu. Au niveau de la communication et de la cohésion entre les lignes, même s’il y a du mieux, il y a encore du travail à faire. Nous devons continuer à progresser pour être encore plus forts.

LES REGRETS DE RENNES ACCENTUES
Bien sûr que nous avons des regrets par rapport au match de Rennes. Mais nous n’avons pas attendu le match d’Auxerre pour savoir que nous avons perdu deux points. Nous avions fait un très beau match où nous avons alterné le bon et le moins bon. Malheureusement, nous nous faisons reprendre au score dans les arrêts de jeu. Contre Auxerre, l’équipe a été plus homogène dans toutes les lignes. C’est ce qui nous a permis de ne pas prendre de buts.














