Samedi, les Olympiens se déplacent au Le Havre, promu en L1 cette année. Si affronter un nouveau venu parmi l'élite peut s’avérer un exercice périlleux, l’OM s’en est plutôt bien sorti la saison dernière avec 16 points pris sur 18.
Trois promus, six matches, dix-huit points possibles… Chaque année, le rituel est le même pour les grosses écuries de la Ligue 1 qui voient débarquer des équipes plus ou moins connues dans le championnat. L’an passé, les trois promus n’en étaient pas à leur première saison en première division. En effet, Caen, Metz et Strasbourg sont au contraire des habitués de la L1… et de l’ascenseur. Mais les trois points acquis contre ces équipes valent autant, au niveau purement comptable, que les points obtenus face à Lyon ou Paris. Et l’an passé, les Olympiens ne sont pas passés très loin du grand chelem face aux promus.
Si les Olympiens avaient réalisé un parcours quasi parfait face aux promus la saison dernière, ils ont parfois eu plus de mal lors des cinq saisons précédentes :
- 2006-07 : 8 points sur 18 (deux défaites face à Lorient, une victoire et un nul contre VA, un nul et une victoire contre Sedan)
- 2005-06 : 11 points sur 18 (deux victoires contre Troyes, une défaite et un nul contre le Mans, un nul et une victoire contre Nancy)
- 2004-05 : 8 points sur 18 (un nul et une défaite contre l'ASSE, une victoire et un nul contre Istres, une victoire et une défaite contre Caen)
- 2003-04 : 8 points sur 18 (une victoire et une défaite contre le TFC, un nul et une défaite contre Metz, une victoire et un nul contre le Mans)
- 2002-03 : 15 points sur 18 (deux victoires contre Ajaccio, deux victoires contre Le Havre, une victoire et une défaite contre Nice)
Pour son match d’ouverture de la saison 2007/08, Marseille se déplaçait à Strasbourg. Au terme d’une rencontre plutôt terne, les Phocéens ramenaient un point de ce voyage en Alsace. C’est la seule fausse note des Phocéens face à une formation promue au cours de cette saison. Trois semaines, nouveau déplacement chez un promu, le Stade Malherbe de Caen. Les hommes d’Albert Emon sont en difficulté et viennent de perdre Cédric Carrasso. Steve Mandanda le remplace dans les buts pour ce qui restera comme le premier succès de la saison grâce à des réalisations signées Rodriguez et Niang.
Fin novembre, le stade Vélodrome accueille Metz que tous les observateurs voient déjà en L2. Et même si, quelques semaines auparavant, il avait fallu attendre la séance de tirs au but pour départager les deux formations en Coupe de la Ligue, les Olympiens ne font qu’une bouchée des Lorrains : 2-0 à la pause, 3-1 au bout de 90 minutes. A mi-chemin de la saison, l’OM avait glané 7 points sur 9 face aux promus.
La phase retour, synonyme de la grande remontée de l’OM dans les hauteurs du classement, rimera également avec de magnifiques rencontres face aux promus. Fin janvier, il fait froid sur le Vélodrome mais les attaquants marseillais réchauffent le public en inscrivant six buts contre Caen qui a pourtant ouvert le score dès la deuxième minute. Mais les Olympiens, piqués au vif, ont vite réagi. Cissé, trois fois, Valbuena, deux fois en deux minutes juste avant la pause et Nasri en fin de match ont signé les buts d’une large victoire, 6-1.
Deux mois et demi plus tard, l’OM qui vient de battre Lyon au stade Vélodrome est en pleine euphorie avant ce déplacement à Metz, déjà condamné. Comme contre Caen, les Olympiens encaissent un but dans les cinq premières minutes mais Cissé, au quart d’heure de jeu, remet les équipes à égalité. En seconde période, d’une frappe magistrale, comparable à celle de Ribéry face à Fabien Barthez, portier nantais, donne l’avantage aux hommes d’Eric Gerets. Un succès qui plaçait l’OM sur la troisième marche du podium pour la première fois de la saison.
Et le meilleur pour la fin… Avant d’aborder la dernière journée, l’OM doit s’imposer face à Strasbourg et espérer un faux-pas de Nancy contre Rennes. Au stade Vélodrome, le match part sur les chapeaux de roue. Niang ouvre la marque, rapidement imité par Fanchone puis Gameiro. Un choc entre Niang et Cassard, nécessitant l’intervention des médecins, offrait aux deux équipes un temps additionnel de cinq minutes. Un bonus que mirent à profit Nasri et Cissé qui en profitèrent pour marquer. 3-2 à la pause mais ce n’était pas fini puisque Zenke égalisa en milieu de seconde période. Dans le même temps, Mickaël Pagis, l’ancien olympien, enfonçait Nancy. Pour que la fête soit totale, il fallait que l’OM gagne. Djibril Cissé s’y employait en marquant le septième but de la soirée.
Marseille s’imposait donc face à Strasbourg, obtenait la troisième place qualificative pour le tour préliminaire de la Champions League.
Au total, l’OM a glané 16 points sur 18 possibles face à des promus en 2007/08. Pour faire mieux cette sauson, ils devront commencer par s’imposer au Havre ce samedi à 19 heures.














