Si une incertitude planait sur sa participation au match en raison d’une douleur aux côtes, Mamadou Niang est bien dans le groupe pour le Havre-OM. Il pourra fêter son 200ème match en L1 là où il a grandi, «là où tout a commencé» comme il dit.
Des quartiers du Havre aux soirées enfiévrées du Vélodrome, c’est toute une carrière de footballeur qui s’est construite. Et du chemin fut parcouru. Au point d’arriver aujourd’hui au cap symbolique du 200e match en Ligue 1 pour Mamadou Niang. Hasard du calendrier, ce sera au Havre. La ville où sa famille est arrivée du Sénégal alors qu’il n’avait que dix mois, la ville où il a grandi et pris goût au football. Autre ironie, ses premiers pas parmi l’élite s’étaient fait au Vélodrome avec Troyes fin juillet 2000. Une boucle qui s’emmêle un peu les pinceaux. «Mon premier match avait eu lieu au Vélodrome et le 200ème sera là où tout a commencé, c’est assez bizarre, reconnaît-il mais l’homme n’y voit pas un signe du destin, ce n’est pas son genre. «Je crois en une chose, c’est en Dieu. Je ne suis pas superstitieux. Les choses se font comme elles se font et c’est tant mieux.»
J’aborde ce match avec la même sérénité et la même envie qu’à mes débuts
D’autant qu’au plan footballistique, ses années havraises restent surtout celles du centre de formation ponctuées par un gros moment de doute quant à la poursuite de sa carrière. Suivront son départ à Troyes, à Metz, le début de l’envol à Strasbourg puis l’OM. «Ca ne me fait rien de spécial de retourner au Havre, on s’est quitté alors que nous n’avions pas de très bons rapports. Ils ont pu voir le chemin que j’ai parcouru depuis le centre de formation.»
71 buts inscrits
1er match en L1 : OM-Troyes (3-1) le 28 juillet 2000
1er match avec l’OM : OM-Lyon (1-1) le 14 août 2005
3 clubs : Troyes (2000 à 2003 et un prêt à Metz en L2 en 2003-04), Strasbourg (2004 à 2005), OM (2005 à ?)
Non, les retrouvailles seront avant tout personnelles. Ses proches sont encore en Normandie et seront présents pour célébrer le «bicentenaire» de l’attaquant. «Mes parents, mes frères et mes sœurs, mes amis et mes cousins seront là. Et c’est la première fois depuis que je suis pro que je jouerai à Jules-Deschaseaux. A mon avis, tout le monde a hâte de me voir revenir «sur mes terres» si on peut dire. C’est au Havre que vit ma famille, là où j’ai été formé, c’est pour cela que c’est particulier de jouer mon 200ème match en L1 là-bas.»
Toutefois, si le chiffre est flatteur, l’attaquant olympien n’en fait pas une montagne. Il ne se souvient d’ailleurs plus de sa 100ème en L1… «Je n’avais pas fait les comptes et on m’a appris cette semaine que j’arrivais à 200. J’aborde ce match comme tous les autres, avec la même sérénité et la même envie qu’à mes débuts.» Ca lui réussit, lui qui arrive certainement à 28 ans dans la meilleure période de sa carrière après sa saison la plus pleine avec 18 buts et une reconnaissance unanime dans le milieu. Alors un souhait malgré tout pour fêter l’événement ? «Une victoire, ça j’aimerais bien.»














