L'OM a rendu un vibrant hommage aux supporters touchés lors du tragique accident de car de samedi matin sur l’autoroute A6 qui a fait deux morts parmi les MTP.
Alors qu’il se rendait au Havre pour encourager leur équipe, un bus du groupe MTP a heurté le pilier d’un pont sur l’autoroute A6 non loin de Fontainebleau. Dès leur arrivée au stade, les dirigeants, les joueurs et le staff marseillais ont rendu un vibrant hommage aux victimes de ce drame.
Ce sont d’abord les dirigeants marseillais qui ont remis aux supporters les voiles noires déployées avant le match en guise de tifo. Ensuite, le Président de l’OM s’est rendu au pied de la tribune marseillaise pour parler et partager sa douleur avec les fans olympiens. Un moment fort en émotion pour Pape Diouf qui n’a pu retenir ses larmes.

Durant l’échauffement, les joueurs marseillais ont porté un t-shirt où était inscrit « Hommage à nos supporters ». Pendant le match ils ont également porté un brassard noir en signe de deuil.


Avant la rencontre, une première minute de silence a été respectée par l’ensemble du stade Jules-Deschaseaux. Les supporters normands ont alors déployé une banderole « Solidaires dans la douleur ». Une gerbe de fleurs a été déposé au pied de la tribune par les présidents des clubs marseillais et havrais.

Juste après l’entrée des deux équipes, les onze titulaires olympiens se sont rendus devant la zone réservée aux supporters de l’OM pour respecter une seconde minute de silence. Là aussi, l’émotion était au rendez-vous. Mais le moment le plus poignant de la soirée a sans doute été le coup d’envoi de la rencontre donnée par l’épouse d’une des deux victimes, Lahcene Lazeb, avec leur fils de deux ans dans les bras.



Après le but de Bolo Zenden, les Marseillais se sont précipités vars la zone occupée par les supporters olympiens. Le doigt pointé vers le ciel, ils ont dédié ce but aux supporters qui ont perdu la vie dans l'accident.
Après le coup de sifflet final, joueurs et membres du staff sont allés applaudir les supporters qui vivent des moments très difficiles.



«C’est une catastrophe pour les familles. C’est douloureux pour les clubs de supporters car venir dans un match de foot, c’est une fête, un plaisir et on ne s’attend jamais à perdre des proches. La journée a été particulièrement bizarre. Tout le monde est resté dans sa chambre… Ce sont des moments que l’on n’aime pas vivre.
Les joueurs connaissent certains membres des clubs de supporters, ils ne savaient pas si le match allait se jouer ou pas, ce n’était pas évident. On va essayer de faire un bon match en mémoire de ces jeunes qui ont perdu la vie en venant voir l’OM.
Quand j’ai eu Pape Diouf au téléphone ce matin, il était vraiment mal. Il a vu l’épouse de l’une des deux victimes et cela nous a fait très mal de voir cette jeune femme avec un enfant.
Que peut-on faire, que peut-on dire dans ces moments ? Je suis très triste pour les familles, les clubs de supporters et le club. Pour les supporters, aller à l’extérieur pour encourager l’OM, c’est une fête mais là, la fête est gâchée.
L’important est d’apporter un peu de chaleur humaine à tous ces gens qui ont été touchés dans leur chair. Le match devient anecdotique…
On a fait un t-shirt dans l’urgence pour l’échauffement, les joueurs portent un brassard noir et il y a eu un dépôt de gerbe. On est de tout cœur avec les familles des personnes décédées, et des blessés».
«C’est dur de se préparer dans ces circonstances. Les dirigeants nous en ont parlé dans la journée. L’OM, c’est un tout et quand quelqu’un est touché par un tel drame, on l’est tous. On va essayer de faire notre travail car de là ils sont désormais, ils auraient aimé que l’on joue et que l’on gagne. Les supporters marseillais sont extraordinaires et la meilleur manière de leur rendre hommage, c’est de gagner ce soir.
Tout le monde se joint à nous dans la douleur des familles, des amis de nos compagnons de route. Ce sont des moments difficiles».
«C’est très dur… Il a fallu travailler pour préparer le match avec tout ce qui s’est passé en tête. Voir tous ces supporters très touchés, il n’y a pas de mot. Les dirigeants font tout le nécessaire pour le rapatriement à Marseille. C’est la première fois que cela nous arrive et le 23 août 2008 restera marqué à jamais».





















