Soulagé par la victoire et la qualification, le coach olympien a, tout de même, souligné quelques faiblesses dans son équipe. «Il y a eu des erreurs en première mi-temps. Je ne veux pas qu’on les commette à nouveau samedi» dit Erik Gerets.
Quel est votre sentiment après cette qualification ?
Tout le monde attendait la qualification… Maintenant, on est là. On savait que le résultat de l’aller pouvait être un piège. On ne voulait pas, ce soir, prendre tous les risques. En première période, Bergen ne s’est pas livré. Mais tactiquement, on a mal joué en première période. En jouant avec trois éléments axiaux au milieu, cela signifie qu’il y a un joueur libre et si Ben Arfa et Grandin repiquent, il y 10 joueurs dans 20 m². Il y a eu des erreurs en première mi-temps. Je ne veux pas qu’on les commette à nouveau samedi. En seconde période, on était mieux dans le match. Malheureusement, sur la demi-occasion de Bergen, ils marquent. Finalement on peut être contents de gagner même si on ne méritait pas de perdre ce match. Mais c’est bien de la gagner.
L’ambiance était spéciale ce soir…
Après l’échauffement, les joueurs disaient que c’était étrange. La musique pour honorer ceux qui nous ont quittés, même si c’est normal et tout à fait mérité, a perturbé la préparation. Tout était noir également autour du stade et dans les tribunes. On a dû s’habituer à beaucoup de choses. J’ai senti, dans le vestiaire, que tout le monde voulait faire quelque chose de spécial samedi. Contre Sochaux, il y aura plus d’abonnés et plus de personnes qui ont l’habitude de venir au Vélodrome. Ce sera très spécial.
Il faudra gérer la fatigue pour ce troisième match en sept jours…
Je n’ai pas peur, il faudra surmonter cela. Si on ne voulait gagner qu’un seul match, c’est très certainement celui de samedi.
Lorik Cana avait une position particulière. Il évoluait plus haut que d’habitude. Pourquoi ce choix ?
Parce qu’il l’habitude de la faire, il le fait en équipe nationale ou avant, dans un système en losange. En plus, c’est le capitaine, il donne le bon exemple. En seconde période, le match était un peu mort et j’étais bien content de l’avoir car il est allé faire du pressing sur le goal adverse pour montrer qu’il voulait vraiment arracher cette qualification. En première mi-temps, son placement n’était pas bon, en seconde il l’était. Si le placement de l’équipe avait été le même en première période qu’en seconde période, on n’aurait pas eu de problèmes. On s’est mis la misère nous-mêmes.
Avez-vous été inquiet quand Brann a égalisé ?
Bien sur ! Avec leurs gros gabarits, il suffit d’un long ballon et d’une glissade pour marquer. Ils n’ont pas été dangereux pendant 90 minutes, mais un bon centre aurait pu suffire pour que l’on perde. Mais je voulais complimenter Hilton. Il a été grandiose, un roc dans la défense. C’est une grande personnalité.











