Les critiques qu’il a essuyées dans la presse n’ont pas empêché Ronald Zubar de se présenter en conférence devant les journalistes lundi. Ni d'en parler avec la franchise qui le caractérise, avant de livrer son sentiment sur le déplacement à Sochaux.
Comment réagissez-vous face aux critiques qui s’abattent sur vous ?
Ce sont de bonnes critiques, elles me font avancer. Je suis à un poste où je n’ai pas le droit à l’erreur. Je suis toujours visé. Pourtant, j’ai fait un bon début de championnat mais face à Liverpool, j’ai concédé un penalty. Toute la semaine, on a parlé de ça et j’étais attendu au tournant. Dimanche, il fallait que je réponde présent et que l’on ne prenne pas de but. On a fait ce qu’il fallait derrière pour ne pas prendre de but face à une équipe de Monaco qui endormait le match et qui jouait le contre. Nos latéraux montaient beaucoup pour apporter le surnombre, il fallait donc rester vigilants. J’essaie de faire de mon mieux à chaque match.
Malgré les critiques, pensez-vous avoir franchi un palier ?
Pour l’instant, non. Mais la saison est longue. Il va y avoir des matches où je serai bien et d’autres où je serai moins bien. Quand on est l’objet de critiques, il faut savoir faire le dos rond. C’est sur le terrain qu’il faut répondre. Les meilleures critiques, et celles que j’écoute vraiment, sont celles du coach. Il me dit ce qu’il pense de moi et le lendemain, je lis les critiques dans la presse. Mais le plus important, c’est ce que pense le coach.
Pour le moment Erik Gerets pense que Vito (Hilton) et moi sommes les plus adaptés à jouer par rapport à ce que nous faisons à l’entraînement et en match. Il nous fait confiance et c’est à moi de lui rendre. Mon objectif, à chaque match, est que l’on ne prenne pas de but.
On vous a vu monter sur des phases offensives, notamment sur corners. Etait-ce pour vous faire pardonner, pour vous rattraper ?
Non quand je monte sur coups de pied arrêté, c’est pour marquer. Je ne suis pas passé loin, c’est rageant. Effectivement, j’ai lu que "Zubar voulait se racheter par rapport au match de Liverpool". Mais ce n’est pas le cas. Je ne voulais pas particulièrement me rattraper, je suis là pour faire mes matches. Il y en a quarante par saison et des erreurs, on va en faire. Contre Liverpool, c’était Modeste M’Bami et moi. Plus tard, ce sera peut-être d’autres joueurs… On enchaîne les matches et l’important est d’être décisif dans notre surface de réparation. Je n’étais pas là pour me racheter. Le coach fait ses choix en fonction de ce qu’il voit à l’entraînement. Il aligne les joueurs qu’il pense être les meilleurs. Le coach ne fait pas de cadeau, ni à moi, ni à personne.
On est peu bousculés quand l’adversaire a la balle, mais on se met en danger bêtement en perdant des ballons
Quel regard portez-vous sur votre prestation de dimanche face à Monaco ?
Je dirais «Peut mieux faire»… J’ai fait un match correct, valable comme l’a dit le coach. Je dois faire plus attention. J’ai toujours envie d’être plus tranchant, d’être présent et de tout gagner. Mais apparemment, d’après ce que j’ai lu, même si je ne pense que cela ait été le cas, je n’ai pas été rassurant. Je crois que l’on n’a pas vraiment été bougé. C’est difficile dans un match comme ça parce que Monaco a endormi le match afin de mieux jouer le contre. Il fallait rester sur nos gardes. On l’a bien fait.
Mercredi, c’est la Coupe de la Ligue face à Sochaux qui est une équipe difficile à manœuvrer ?
C’est toujours compliqué d’affronter Sochaux, on l’a vu au Vélodrome, il y a quelques semaines. Ils ont eu beaucoup d’occasions notamment en seconde période. Je n’ai pas joué ce match car j’étais suspendu et de la tribune, j’ai bien vu comment jouait Sochaux. On est confiants par rapport à ce que l’on a fait ces derniers temps. On reste sur notre faim contre Monaco car physiquement, on manquait de jus. On en a parlé, lundi matin, et le coach va sûrement faire tourner l’effectif pour récupérer. Le groupe est étoffé, certains vont en profiter pour souffler. Ceux qui ne jouent pas ou qui sont parfois en tribune ont le niveau pour être titulaire. Le coach compte sur tout le monde.
Au stade Vélodrome, il s’était procuré beaucoup d’occasions mais heureusement Steve Mandanda avait fait un très gros match. On connaît ce joueur qui avait fait une grosse seconde partie de saison l’an passé. Il est adroit devant le but, il sait jouer en déviation, il est complet et sait tout faire. Mais on sait ne pas prendre de but. Depuis mon retour, ça se passe plutôt bien avec Vitorino (Hilton). Dimanche, il a encore montré qu’il était le patron de la défense. Il a fait un très gros match. Il y a d’autres éléments comme Erbate, qui s’était blessé contre Sochaux en Ligue 1 et qui n’avait pas pu montrer tout ce qu’il sait faire. C’est un bon joueur comme Tyrone (Mears). On a de quoi faire en défense. On ne craint personne mais on doit faire attention afin de ne pas prendre de but. On est peu bousculés quand l’adversaire a la balle, mais on se met en danger bêtement en perdant des ballons.
Sochaux est dans les profondeurs du classement en L1 et voit forcément cette coupe comme une bouffée d’oxygène…
C’est un match de coupe où il ne faut pas se poser 10.000 questions. Sochaux, qui joue à domicile, va vouloir faire un très bon match. Ils sont moins bien en ce moment mais on ne doit pas penser à ça. Il y a des joueurs qui jouent peu chez nous et qui ont vraiment faim car ils sont déçus de ne pas jouer. Ils veulent prouver au coach.
Défensivement, il va falloir retrouver de l’impact, et l’efficacité offensive qui nous fuit en ce moment. Même sans faire un match extraordinaire, on aurait pu marquer. Il a fallu un grand gardien de Monaco pour contrer nos offensives.














