En seulement deux mois, Vitorino Hilton s’est imposé comme le boss de la défense marseillaise. Depuis le mois d’août, il enchaîne les performances de très grande qualité, ce qui lui vaut les félicitations d’Erik Gerets.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Vitorino Hilton n’aura pas mis bien longtemps à trouver ses marques à l’OM. En France depuis janvier 2004 et son arrivée à Bastia, Vitorino Hilton connaît bien le championnat français puisque après seulement six mois en Corse, il a rejoint le RC Lens où il est resté quatre saisons complètes. Il a donc fait ses premiers pas à Marseille avec une certaine expérience de la Ligue 1 et des chaudes soirées françaises. Cependant l’OM reste un club à part et il faut parfois quelques semaines et quelques rencontres pour parfaitement s’adapter. Du haut de ses 31 ans (il vient de les avoir le 13 septembre), il s’est fondu dans la masse des anciens du club. Dès l’entame de la saison il s’est imposé comme le nouveau patron de la défense marseillaise. «Depuis le début de la saison il est très bon» confirme Erik Gerets qui le considère comme «indispensable pour la défense».
Si l’on excepte le premier match à Rennes où l’Olympique de Marseille a encaissé quatre buts, il n’en a pris par la suite que deux (autant que Lyon sur les six premières journées). L’association Hilton-Zubar est une des réussites de ce début de saison. L'expérimenté, Vitorino Hilton encadre Ronald Zubar qui vient, lui, de fêter ses 23 ans (le 20 septembre). «C’est un modèle, affirme l’ancien caennais qui progresse aux côtés du Brésilien, à l’entraînement, on parle beaucoup ensemble. J’essaie de m’imprégner de ce qu’il fait et de ce qu’il dit. Je suis un jeune joueur à l’écoute alors à côté de lui, je suis un peu comme un gamin. Je lui demande beaucoup de conseils. Même parfois à table, je lui pose des questions sur certaines choses. Je suis réceptif et je pense que je vais apprendre à ses côtés car c’est quelqu’un de formidable. Il fait progresser les gens. Sur et en dehors du terrain, cela se passe très bien».
Avec de tels éloges, il est même étonnant, lorsque l’on regarde le parcours de "Vito", qu’il n’ait pas été plus tôt repéré par une grosse écurie. «C’est dommage parce qu’il montre aujourd’hui toute sa force, il prouve également qu’il est un joueur exceptionnel. Il aurait fait belle figure dans une grande équipe européenne» reconnaît l’entraîneur marseillais tout heureux de compter un tel joueur parmi ses rangs.













