Dans son intervention de veille de match à Madrid, Erik Gerets a donné le ton. L’entraîneur olympien veut voir son équipe jouer son jeu à Vicente Calderon. Il considère qu’elle a des atouts pour « faire mal » à l’Atlético, en dépit de la qualité de la formation ibérique.
Un Vicente Calderon baigné de soleil a accueilli les Olympiens sur les coups des 18 heures. Dans la citadelle madrilène, parée de sièges rouges et de bleus, des silhouettes vêtues de noir et de doré. La tenue européenne.
Sous le regard d’Erik Gerets, et en présence durant le quart d’heure règlementaire d’une trentaine de photographes et cameramen, les Phocéens ont « reconnu » l’enceinte dans laquelle ils livreront leur 2e combat de Ligue des Champions.
Déjà décisif après la victoire de l’Atlético au PSV (0-3) ? « Je crois plutôt que c’est notre défaite initiale face à Liverpool qui rend le match de mercredi très important », a répondu le technicien belge, du tac au tac.
« Ce qui m’intéresse c’est de voir une équipe qui n’a pas peur, qui cherche à jouer son jeu, sans tenir trop compte de l’adversaire », a-t-il exprimé.
La dernière sortie frustrante au Mans a somme toute dégagé des signes rassurants sur le jeu marseillais, après deux matches « mauvais » à Sochaux, et « pas bon » face à Monaco, dixit Erik Gerets. « L’équipe a montré de bonnes choses dans certains de ses derniers matches. Et on sait aussi qu’en championnat, on mériterait un peu plus de points, mais les circonstances ne nous ont pas permis de les prendre. C’est pourquoi je suis très curieux de voir notre match face à Madrid. Il est assez important, aussi pour voir le niveau que nous pouvons avoir ».
S'agira-t-il de priver de ballons la joueuse formation madrilène ? « En principe je dirais oui. Mais après avoir vu la possession de balle du PSV (qui était en faveur des Hollandais) au premier match, je n’en suis plus tellement certain (sourire). Ce qui compte c’est de faire attention aux pertes de balle. Car l’Atlético est une machine qui part à 100 km/h, et qui sait utiliser les espaces adverses à la perfection ».
Dans cette veille de match, Erik Gerets n’a bien sûr trahi aucun secret sur son équipe, ni sur l’ordonnancement et la forme de ses joueurs : « Je les vois bien. Je les ai vu bien hier, et aujourd’hui (mardi) on va faire un dernière entraînement pour prendre les derniers renseignements sur l’état physique des troupes et on décidera ensuite avec qui et comment on va jouer ».
Sur son adversaire, dont on connaît les qualités, il lui fut justement demandé si la défaite contre Séville de dimanche avait mis à jour quelques failles à exploiter. « Je n’ai pas appris plus de ce match que ce que je savais déjà. La force de cette équipe, on la connaît. Mais elle pourrait être aussi une force pour nous. Si on peut bien réagir à certaines situations, je suis sur qu’on peut leur faire mal ». Encourageant.




























