Revue de presse 100% espagnole, à quelques heures d’Atlético-Madrid.
A l’instar de tous les véritables pays de football, l’Espagne ne compte pas moins de 4 quotidiens sportifs. Et il y en a pour tous les goûts, ou presque. Puisque deux sont « madrilènes », avec un contenu presque exclusivement centré sur le Real et à un degré moindre l’Atlético (Marca et As). Et deux sont « catalans », et réservent donc, sauf événement exceptionnel, leurs unes au Barça, voire à l’Espanyol : Sport et El Mundo Deportivo. Prises d’opinions comprises. Cet été, chaque « camp » ironisait ainsi sur le mercato des rivaux.
La concurrence fait rage. Et acheter tel ou tel journal définit forcément son futur lecteur.
A noter, et c’est le seul cas, qu’El Mundo Deportivo (pro-Barça donc) existe aussi en version madrilène. Mais, cette édition est labellisée… « Atlético Madrid », et a donc un positionnement étonnant puisque le rapport s’inverse et cette fois le Real n’occupe que peu d’espaces dans les colonnes. Impossible pour un titre catalan, même dans un tirage spécifique, de mettre à l’honneur les hommes de Santiago Bernabeu.

Ce mercredi matin, on peut lire dans la presse espagnole de nombreux articles sur la réception de l’OM à Vicente Calderon. Un événement pour les quotidiens madrilènes, qui se font forts de rappeler qu’il s’agit du retour de la Ligue des Champions dans l’enceinte, après 11 ans d’attente.
Sur la conférence de presse d’Erik Gerets de la veille, c’est sa déclaration sur Aguerro qui fait les titres de tous les articles : « Malheureusement, il n’y a pas que « Kun » à bloquer ».
Les témoignages croisés sont aussi nombreux. Celui de Luccin qui voit l’Atlético parmi les trois favoris pour la victoire en C1, aux côtés de Chelsea et Manchester !
Dans les « cracks » olympiens, sont mis en avant Mandanda, Koné, Ben Arfa, et bien sûr Zenden, assailli mardi son arrivée à l’aéroport. Avec un grand titre « Un Marseille dangereux ».
Dans une chronique spéciale, l’envoyé spécial de L’Equipe explique au public ibérique que l’OM est « l’équipe préférée des Français ». Alors que Marca a choisi de faire un focus sur Paolo Futre, « idole rojiblanca » qui porta les couleurs phocéennes quelques mois en 1993-94. Et un coup de projecteur, plus original encore, sur le torero marseillais Sébastien Castella.
Ce soir, 402 journalistes et photographes sont attendus pour couvrir la rencontre...
































