Pape Diouf : «On n’a pas perdu la guerre»

02/10/08 - Atlético 2-1 OM

Très remonté en raison des incidents qui se sont déroulés dans la tribune des supporters marseillais, le Président de l’OM croit aux chances olympiennes en Champions League. «D’ici à la dernière journée, on aura notre mot à dire» prévient-il. 

Quel est votre sentiment sur le match ?
C’est une bataille que l’on a perdue, une de plus mais on n’a pas encore perdu la guerre. On se souvient l’an dernier que Liverpool et Lyon était dans cette position. Le discours revient depuis quelques matches, on ne cesse de parler de nos prestations tout en déplorant des défaites ou des matches nuls Mais quand on voit la qualité de notre prestation, il y a des éléments qui nous permettent d’espérer dans cette Champions League. D’ici à la dernière journée, on aura notre mot à dire. 

Vous êtes montés, avec José Anigo, dans la tribune des supporters de l’OM. Que s’est-il passé exactement ?
Il semblerait que, dans un excès de zèle, les policiers espagnols ont voulu enlever une banderole tendue par les Ultras. J’ai trouvé ce geste zélé et irresponsable dans la mesure où tout avait bien commencé. Nos supporters étaient à leur place et commençaient à entrer dans le match lorsque cette charge sauvage est intervenue contre eux. C’est intolérable et je n’ai pas manqué de le dire aux responsables de l’Altético. Je l’ai bien fait savoir au président. Ils ont bon dos de dire que ce n’était pas eux mais la police. Je pense que ce n’est pas du tout normal et que cette charge était sauvage.
L’OM manque-t-il de maturité ?
Incontestablement, on peut parler d’un manque de maturité. C’est dans ce domaine que le bas blesse car sinon on a quasiment fait jeu égal et par moments, on a même dominé la partie. On a eu des occasions. Je pense notamment à cette balle de Niang en première période que le gardien est allé chercher je ne sais pas où. En seconde période, Mamadou Niang a encore frappé, Mathieu Valbuena également. On a eu des occasions de nature à équilibrer la marque et pouvant nous donner ce point que nous étions venus chercher. Cela n’a pas été le cas mais il n’y a pas lieu de désespérer. Il faut être combatif et savoir que la saison est longue. Un ou deux matches perdus ne signifient pas la fin des haricots. On lâchera rien.

Allez-vous rester plus proche de vos joueurs durant ces deux jours avant le match de Caen ?
Le match de Caen arrive à un moment très compliqué. Avec la débauche d’énergie de ce soir, ce sera un match très difficile. On va devoir se retrousser les manches. Ce n’est pas par hasard si Jean Fernandez a dit que nous avions pu battre Auxerre 4-0 parce que dans cette semaine nous n’avions pas disputé de match de coupe d’Europe. Là, on a joué, le temps de récupération sera donc moindre et l’adversaire de samedi viendra avec comme idée de ne pas nous faire de cadeau.

F.R.
Source : OMtv

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