A l'aéroport de Madrid avant le départ, Pape Diouf s'est exprimé sur les violences dont ont été victimes les supporters de l'OM ainsi que sur les injures racistes envers les joueurs.
Après les graves incidents qui ont émaillé les minutes avant le match contre Madrid, le président Pape Diouf a expliqué avoir senti à Vicente Calderon un «contexte lourd de sous-entendus et de violences inacceptables dans un stade» ajoutant que la rencontre lui laissait «un goût de cendre, un goût amer.»
«Nous étions venus ici pour jouer un match de Champions League et nous pensions que Madrid restait cette grande capitale de football. Ce qui a donné encore plus d’éléments critiquables, c’est l’intervention et la charge très sauvage de la police qui s’est auto chargée, je pense, d’aller retirer une banderole à nos supporters. Cela a déclenché un début d’émeute et cela aurait pu déclencher une vraie catastrophe car si nos supporters avaient voulu réagir, on en serait à déplorer des cas beaucoup plus graves que des blessés. C’est une soirée noire dans toute sa ligne» a-t-il encore confié.
De plus, les insultes racistes dont ont été victimes certains joueurs olympiens ajoutent à ce climat délétère et le président regrette le manque de sanctions pour ce type d’acte. «Il faut quand même savoir que nous avons déjà été victimes de ce type d’injures racistes, c’était à Saint-Pétersbourg la saison passée. Cela n’avait valu qu’une amende de 30.000 euros à ce club. Je comprends donc que l’on puisse recommencer ce genre de choses. Ce qui est désolant, c’est que les dignitaires de l’Uefa veuillent se répandre ici ou là pour extirper toute forme de violence et de racisme dans les stades, or, quand on voit comment ils sanctionnent ce type d’actes quand ils sont avérés, on peut se poser la question sur la sincérité de leur démarche» a-t-il dénoncé.
Concernant d’éventuels recours de la part du club il a annoncé que le club avertirait l’Uefa. «C’est certain car on ne peut pas rester les bras croisés» annonce-t-il.































