CE QU'IL FAUT RETENIR DU DEBUT DE SAISON

06/10/08 - Bilan à la trêve

Les chiffres, le plus et les moins, le jeu olympien, tout ce qu'il faut retenir des deux premiers mois de compétition de l'OM.

«Récupérer, vider les têtes…» José Anigo donnait le ton dans les couloirs du Vélodrome samedi. L’OM a beaucoup donné depuis le début de la saison et la coupure de quinze jours pour exigences internationales arrive à point nommée. La compétition a démarré depuis presque deux mois et le premier bilan doit être scindé en deux. Entre un début de championnat convaincant et plus de difficulté en coupes. En entrant dans le détail, il y a ainsi pas mal d’éléments à retenir de ces quelques soixante jours de football :

Les chiffres : Troisième de L1, seule équipe invaincue et une moyenne de deux points par match

Nombre de points du champion sur les dix dernières saisons

2007/08 : Lyon, 79 points
2006/07 : Lyon, 81 points
2005/06 : Lyon, 84 points
2004/05 : Lyon, 79 points
2003/04 : Lyon, 79 points
2002/03 : Lyon, 68 points
2001/02 : Lyon, 66 points
2000/01 : Nantes, 68 points
1999/00 : Monaco, 65 points
1998/99 : Bordeaux, 72 points

Le bilan sur le front hexagonal est flatteur. L’OM est sur le podium de L1 à un point de Toulouse et à trois de Lyon. On est bien loin des sept points glanés et de la 16e place de la saison dernière au même moment. En revanche, 2006-07 reste un modèle en la matière avec les 19 points pris et la deuxième place derrière Lyon au bout, là encore, de huit journées. Toutefois, les hommes d’Albert Emon s’étaient inclinés en championnat alors que la force du cru 2008-09 est son invincibilité en championnat. Depuis le revers de Lyon à Rennes dimanche (3-0), l’équipe de Gerets est la seule de Ligue 1 à ne pas encore avoir perdu. Un facteur – surtout psychologique – qui n’est pas à négliger tant les Olympiens annoncent tenir à cette invulnérabilité. Et si ils ont aligné trois matches nul consécutifs en septembre, ils ont su commencer octobre par une victoire contre Caen.
Pour terminer sur les chiffres, l’OM a glané seize points en huit journées soit une moyenne de deux points pas match. Un rythme qui donnerait 76 points à la fin de la saison si Marseille conservait cette moyenne. Exigeant et ambitieux, le coach ne se contente pas de cela : «On ne serait pas loin mais je ne serais pas satisfait même si cela nous permet d’être dans les trois premiers». Pour rappel, l’an passé, Lyon a fini premier avec 79 points et il compte depuis 2003 des totaux impressionnants (avec deux pointes à plus de 80 points). «Si on analyse notre parcours, on pourrait avoir des points en plus» poursuit Gerets.

Les coupes, l’ombre au tableau

Tout avait si bien commencé en août. S’il y avait bien une confrontation à élimination directe à gagner, c’était bien celle face à Brann Bergen lors du troisième tour préliminaire de Champions League. Un gros tournant parfaitement négocié (0-1, 2-1). Depuis les coupes n’ont pas vraiment souri à l’OM. Les deux premiers matches du groupe de Champions League se sont soldés par deux défaites qui laissent des regrets. Autant devant Liverpool (1-2) qu’à Madrid (2-1), il y avait moyen de prendre quelques points. Les fameux «petit plus» qui font la différence selon le coach. Le prochain déplacement à Eindhoven (le 22 octobre) donnera une meilleure idée sur l’avenir de l’OM dans cette compétition. Enfin, la coupe de la Ligue est toujours aussi retorse avec une élimination prématurée à Sochaux (2-1)…

Le jeu olympien à la loupe

Les premières sorties olympiennes ont affolé les compteurs avec une moyenne de 2,3 buts par match sur le mois d’août (la moyenne monte à 2,75 en championnat). Si l’OM avait encaissé quatre buts à Rennes (pour un score de 4-4) la défense s’était ensuite stabilisée tout au long du mois. Erik Gerets optait alors pour un 4-2-3-1 (voire un 4-3-3) assez offensif (un 4-0 contre Auxerre !) et le jeu marseillais était plein d’allant et de vitesse.
A partir de septembre, le coach a oscillé entre un 4-4-2 en losange (pouvant se muer en 4-2-3-1) en cours de match et la partie à Bordeaux (1-1) reste pour beaucoup une référence en terme de jeu et de maîtrise. Et que ce soit contre Liverpool ou à Madrid mais aussi au Mans (1-1 mais l’un des matches au contenu le plus satisfaisant), la qualité du jeu olympien fut à souligner. Seulement, des petites erreurs défensives et un rendement offensif moindre ont un peu terni l’ensemble (une moyenne tombée à 1,7 buts par match en L1 désormais). D’ailleurs, Erik Gerets remarquait dimanche que son équipe aurait plus mérité de gagner en Gironde ou dans la Sarthe que samedi contre Caen (2-1). Toutefois, la dernière note victorieuse au Vélodrome est un plus incontestable pour le mental. Comme le reconnaissait Pape Diouf dimanche, seul le nul à domicile contre Monaco (0-0) est à ranger dans «les matches ratés».
Afin de terminer avec quelques chiffres, il est intéressant de noter que l’OM marque souvent dans le premier quart d’heure (5 de ses 15 buts en L1). «C’est grâce à une préparation mentale, le joueurs sont prêts à commencer le match sur un rythme élevé mais il est dommage de souvent prendre aussi des buts dans les minutes qui suivent» tempère Gerets. Et pour finir, l’équipe compte trois buteurs à trois buts (Ben Arfa, Niang, Koné)…

E.J.

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