Absent depuis mai dernier, Julien Rodriguez s’entraîne avec le groupe depuis plus de dix jours. Il savoure avant un prochain retour à la compétition.
«C’est ce que j’espérais depuis un moment.» Il y a forcément du soulagement dans les mots de Julien Rodriguez qui peut enfin s’entraîner avec ses coéquipiers, toucher au ballon, se mêler aux oppositions et cela depuis une grosse dizaine de jours. La longue interruption qui s’est étirée depuis le mois de mai dernier, quand la décision a été prise avec le joueur de recourir à une opération de sa cheville meurtrie, va prendre fin.
Une blessure stigmate de très vieux souvenirs qui remontent à ses 17 ans après une grosse entorse et une reprise anticipée. «Ca fait partie de ma vie et de ma carrière de footballeur même si je regrette un peu aujourd’hui» nous confie-t-il.
Bien plus à l’aise désormais, il reprend son métier et progresse jour après jour. «Depuis le début de la semaine dernière, ça va bien. Il va falloir continuer à m’entraîner comme ça pendant quelques semaines pour arriver à retrouver un bon niveau.»

«Les lésions pour lesquelles Julien a été opéré ne laissent pas une cheville indemne. Dès qu’on parle de cartilage, de ligaments, il y a parfois des douleurs mais Julien le sait et il devra apprendre à vivre avec. Seulement, il ne fallait pas que cela perturbe sa performance. C’est pourquoi son retour a été retardé. Il s’agit là de très haut niveau car un footballeur lambda aurait déjà repris depuis deux mois. Et sa cheville ne permettait pas un tel niveau d’excellence alors que désormais, on a tendance à y tendre.»
Un retour à la compétition sera bien évidemment soumis aux choix d’Erik Gerets mais il est «apte» à présent. «Il a fait un gros travail physique depuis un mois. Cela fait maintenant dix jours que sa cheville va beaucoup mieux. Il est capable de suivre un entraînement normal, indique le médecin du club Christophe Baudot, il y a quelques jours, on a fait un lavage articulaire qui était prévu. Il a surtout retrouvé le moral et sera prêt quand le coach fera appel à lui. Il est désormais apte pour du haut niveau car il n’était pas question que l’on joue avec sa santé et qu’on galvaude son niveau en lui disant qu’il pouvait jouer alors qu’il était handicapé»
Le joueur, lui, se tient prêt. «Je fais mon maximum à l’entraînement pour que le coach voie que je suis bien. Il fera ses choix et je reste à la disposition du groupe. On travaille tous pour le club et l’important sera d’atteindre les objectifs tous ensemble. Nous sommes un groupe de près de 25 joueurs et tout le monde devra apporter sa pierre à l’édifice» explique-t-il.
Loin des pelouses, le Biterrois est resté proche de ses coéquipiers, venant apporter son expérience et son soutien dans les bons comme dans les mauvais moments. Un signe du professionnalisme sans faille du bonhomme qui a toujours gardé un œil sur les aventures de ses collègues. «On a eu une période difficile quand on a enchaîné les matches tous les trois jours avec la Champions League et les coupes, juge-t-il, on n’a pas perdu en championnat ce qui est positif et il faut relever la tête. Je l’ai vécu sur le côté, depuis les tribunes. Ca n’a pas été facile à gérer mais c’est ainsi. J’ai du prendre mon mal en patience et j’ai essayé d’apporter au groupe ce que je pouvais notamment en étant présent dans le vestiaire.» Bientôt, c’est sur le terrain qu’il apportera son aide précieuse.



















