Le coach veut une rigueur tactique sans faille de la part de ses joueurs. «Je crois que tout le monde a compris maintenant» annonce-t-il mais prévient : «Celui qui ne fait pas son boulot sera sur le banc.»
Au moment de livrer son analyse à froid du match à Liverpool, Erik Gerets a reconnu les «points positifs» mais ne retient au final que la défaite. Et il se montre ferme : «En France, on ne peut pas se permettre de négliger l’organisation d’équipe mais en Champions League, c’est encore pire. Tu donnes une demie occasion à une équipe de grande classe, tu ramasses un goal. La seule chose à retenir, c’est qu’il n’y a plus d’excuses quand quelqu’un ne fait pas son travail d’équipe. Avec les analyses que nous avons menées sur ce match, ils se sont rendus compte qu’ils pouvaient s’améliorer. Alors, pour celui qui ne fait pas son boulot, il n’est plus question qu’il joue, il sera sur le banc. Ce sera plus facile pour moi dans le futur.»En matière d’organisation et de jeu collectif, les deux derniers adversaires de l’OM (Lille et Liverpool) sont de beaux rouages bien huilés. Erik Gerets les cite même en modèles. «Ce sont deux exemple d’équipes qui respectent à 200% la ligne tactique donnée. Et avec notre talent, si nous parvenons à progresser dans la discipline et dans la volonté de chacun de faire son job, nous serons même plus forts qu’eux.»
Sans cibler qui que ce soit, il annonce aussi que certains joueurs «doivent changer d’état d’esprit». Et d’égrener : «Pour devenir des joueurs plus complets et pour aider plus l’équipe. Mais comme ils m’ont montré en semaine qu’ils savent le faire, je ne vois pas pourquoi il ne le ferait pas à chaque fois en match.»
Un message fort qu’il n’a bien évidemment pas réservé qu’à la presse. En témoin, Mamadou Samassa relate : «Il a clairement dit dans le vestiaire que tout le monde doit faire son job offensivement et défensivement et chacun doit travailler pour l’autre» Laurent Bonnart trouve la démarche normale : «On a besoin d’être recadré de temps en temps, d’avoir des petites piqûres de rappel. Chaque équipe en a besoin mais peut-être que nous un petit peu plus.» Le latéral olympien veut lui aussi voir ce bloc OM sur les pelouses de France. «Il faut arrêter ces petites erreurs. Il faut se rendre compte que, quand on travaille tous ensemble, chacun est récompensé au final. Mais il faut le faire à chaque match et que ça ne reste pas que des paroles. Ne pas y arriver serait du gâchis, il y a trop de talent dans cette équipe.»
Les résolutions seront à l’épreuve dès dimanche à Toulouse. Le coach se veut encore une fois rassurant sur les intentions de ses troupes : «A partir de maintenant, vous verrez un OM avec moins d’échec dans la discipline.»











