Dans un championnat qu’il juge comme «nivelé et incertain», le président considère «prématuré» d’annoncer le match contre Nice comme «décisif» mais souhaite ardemment que l’équipe gagne de nouveau au Vélodrome. Interview.
Pape, il reste trois matches de L1 à disputer (Nice, Lyon, Nancy) avant la trêve, quels sont les objectifs fixés pour votre équipe ?Je crois qu’on ne peut pas faire des objectifs à la carte. Dans mon esprit, l’objectif fixé initialement en début de saison vaut toujours. C'est-à-dire obtenir l’une des deux premières places en championnat pour se qualifier directement en Champions League.
Les prochains matches sont plutôt des affiches à savoir Nice, Lyon et Nancy. Ce ne sont pas des adversaires commodes. Mais, si on veut bien consulter le calendrier de chacun, ce championnat est très nivelé et très incertain quant à son issue. Donc, tous les matches s’annoncent compliqués et tous devront être joués avec la même application.
Des équipes comme Nice ou Rennes ne sont pas forcément habituées à jouer les premiers rôles, que pensez-vous de ces équipes ?
Il y a quasiment une constante lors de chaque saison : une voire deux équipes viennent troubler un peu l’ordonnancement qui concerne ce que l’on appelle les grosses écuries. L’an passé, ce fut Nancy par exemple. Il est encore tôt pour donner une valeur définitive aux parcours de Rennes ou de Nice. Ce sont deux formations redoutables avec des entraîneurs qui connaissent aussi la musique, savent contrarier le jeu de l’adversaire, qui savent jouer sur le ressort psychologique. Il s’agit donc d’adversaires qu’il faut prendre en considération. Toutefois, il est trop tôt pour penser que ces équipes seront sur le podium en fin de saison. Ils en ont les velléités et les possibilités mais il y a aussi d’autres clubs comme Bordeaux ou nous-mêmes. Ce qui est certain, c’est que la lutte sera féroce.
Justement Nice arrive au Vélodrome samedi, un derby à enjeu, un match à six points comme on dit ?"Que nous obtenions le résultat que nous et notre public attendons
Ce sont des vocables du moment. Mais si on devait battre Nice et perdre les matches suivants contre Nancy et Lyon, je ne verrais pas le bénéfice d’une telle opération. Il faut considérer un parcours dans son ensemble. Nous ne sommes même pas à la moitié de la saison et l’an passé à la même époque, nous traînions dans les profondeurs du classement. Nul n’osait parier un kopek sur nos chances de finir sur le podium et pourtant nous y sommes arrivés. Il ne faut donc pas voir ce match comme quasiment celui de la dernière chance ou décisif… Il est important comme le sont les 38 rencontres au programme. Certes, il serait bien pour nous de l’emporter car nous restons sur une série d’insuccès qui n’est pas une bonne chose mais il n’y aura rien de décisif sur la position définitive de chaque formation. C’est bien prématuré.
L’OM a connu des difficultés lors de ses deux derniers matches au Vélodrome, est-ce que reconquérir son jardin est aussi un objectif pour ce match ?
Oui. Il est toujours dommageable de perdre sur son terrain. Il en va déjà du mécontentement mécanique des supporters. Et si l’on considère que jouer à domicile est un avantage, cela revient à le dilapider. Puis, je crois que c’est la même chose pour toutes les équipes : gagner des places et atteindre ses objectifs passe par une maîtrise à peu près parfaite des matches disputés chez soi, puis un peu d’audace pour aller chercher des points supplémentaire à l’extérieur. Il est donc tout à fait vital pour nous de reprendre notre marche en avant à domicile. Il serait temps de revenir à de meilleures dispositions et que nous obtenions le résultat que nous et notre public attendons.


















