Après la rencontre, Erik Gerets est apparu soulagé par le succès et satisfait de la prestation, notamment sur le plan tactique, de ses hommes.
Quelle est votre analyse de la rencontre ?
En première période, si on oublie les deux ou trois premières minutes, on a maîtrisé le jeu en se créant beaucoup d’occasions de but. Tactiquement, on a joué le jeu que l’on avait en tête. On a toujours trouvé l’espace pour mettre en évidence Niang en première période, c’est une petite victoire pour mes joueurs. En seconde période, surtout quand Niang est sorti, et avec la fatigue de certains joueurs, on n’a plus été capables de jouer de la même façon. Avec le but que l’on encaisse, il y a eu un peu d’incertitude mais finalement même en seconde période, on a eu des opportunités et on aurait pu marquer plusieurs buts. Il n’y a donc rien à dire sur cette victoire. C’est une victoire largement méritée.
A un moment donné, on a trop joué vers l’arrière. On a mis nos défenseurs un peu trop en difficulté. On aurait du jouer plus vers l’avant parce que nous étions plus forts que Nice ce soir.
On a vu un OM engagé et volontaire…
En première période, on sentait que l’équipe avait le match en mains et l’adversaire ne trouvait pas le moyen de nous mettre en difficulté. Par contre, à chaque fois que l’on avait le ballon, j’avais le sentiment que l’on pouvait marquer un but.
Tout le monde s’est beaucoup investit. On a joué en football offensif sans tomber le piège. Pendant une heure environ, l’équipe a montré qu’elle s’est fait plaisir.
Vous sembliez particulièrement heureux après le coup de sifflet final…
Oui, parce que quand tu t’aperçois que tes joueurs ont été à l’aise comme ce soir, cela fait plaisir. On aurait pu être tranquille sur le banc pendant les vingt dernières minutes mais on ne l’a pas été jusqu’à la dernière seconde.
Vous aviez également une pensée pour Santos…
Nous avons pratiquement totalement gagné pour lui. Sa condamnation est un choc que tout le monde doit digérer. Tout Marseille est avec lui. Je lance un SOS parce que j’ai peur que le match de mardi ne termine mal. J’ai très peur pour le club car toute l’Europe aura les yeux sur nous. Si jamais il y a des incidents, le club va le payer très cher. Ce sera très difficile de garder notre calme, pour tout le monde, pas seulement pour les supporters, même pour les joueurs ou moi. Nous devons donner l’exemple et le meilleur exemple sera de jouer un bon match. J’espère que les Ultras qui ont décidé de rester dehors changeront d’avis. Il faudrait qu’ils entrent dans le stade et qu’ils chantent comme ils l’on fait ce soir.


















