Si son premier but avec l’OM, synonyme de victoire à Caen, a ravi le camp olympien, c’est aussi le travail global et les progrès de Brandao qui suscitent la satisfaction au lendemain du match.
En offrant la victoire à son équipe à Michel d’Ornano, Brandao a bien choisi son moment pour débloquer son compteur but avec l’OM. Si depuis son arrivée à la mi-janvier, le Brésilien n’avait pas eu beaucoup de situations franches à négocier, celle face à Planté fut un travail d’orfèvre : course plein axe avec retour sur le dos de deux défenseurs adverses, crochet du gauche sur le gardien et frappe du droit dans le but vide… «La manière dont il a marqué ce but fut d’une grande beauté et a démontré une grande maîtrise» remarquait ce lundi Erik Gerets. Un vrai but d’attaquant pour un joueur qui se distinguait jusque-là surtout par son travail de sape sur les défenses et son repli défensif. Moins flamboyant que son premier but en L1 mais indispensable. «Un attaquant qui ne marque pas commence forcément à être critiqué dans les journaux, poursuit le coach, mais Brandao est adoré par ses coéquipiers. Et ce n’est pas un hasard si on prend si peu de buts actuellement, c’est grâce au travail défensif de tout le secteur offensif. Il le fait très bien et c’est aussi pour cela que tout le monde est allé vers lui pour fêter son but. Et il aurait même pu en marquer un deuxième avec un peu plus de réussite.»
Car la fin de match à Caen fut celle des occasions pour l’ancien buteur du Shakhtar. Il en eut au moins deux franches en plus de son but : une reprise en pleine course mais trop croisée sur la droite des buts caennais et un but refusé pour un hors-jeu de Zenden alors qu’il avait repris à bout portant la déviation de la tête du Hollandais. A chaque fois, le geste était franc.
«Ce premier but me rend très heureux mais le plus important était la victoire de l’équipe» confiait ce matin l’attaquant toujours avec son inamovible sourire et qui se déclare «mieux mais pas encore à 100%» sur le plan physique.
Mais les progrès sont patents et, à l’image de son but, la palette du Brésilien se dévoile petit à petit. «Il a montré qu’il savait jouer au foot, estime l’entraîneur olympien, on savait déjà qu’il était fort dans les duels et pour prolonger les ballons mais son attitude dans la possession et la conservation de balle fut bien meilleure que lors des matches précédents.» Koné étant momentanément indisponible, il s’agira avec Niang, Samassa ou Wiltord d’une arme non négligeable dans un secteur offensif aux multiples facettes.

















