Avec seulement un but pris sur les sept derniers matches de L1, l'OM possède la meilleure défense de l'élite en 2009. Le résultat de "moins d'erreurs" et d'un travail défensif "en bloc" selon le coach.
Mevlut Erding ne s’en est probablement pas rendu compte sur le moment mais son but face à l’OM début février à Bonal prend désormais des allures d’exception. Sous la neige et un brin chanceux, le but du Turc est le seul encaissé par l’OM en 2009 dans le cadre du championnat.
Un but en sept matches, la statistique est flatteuse. Et même si le portier olympien (invincible depuis 426 minutes en L1) fut battu trois fois dans les différentes coupes depuis le début de l’année, le total de quatre buts pris en onze matches reste très intéressant.
Mais pour rester dans le cadre strictement «Ligue 1», l’OM peut se targuer de détenir la meilleure défense de l’élite en 2009 (la 6e sur la saison). Il est suivi par deux équipes en forme, Toulouse et Valenciennes, qui n’ont concédé chacune que deux buts dans le même laps de temps. Par comparaison, les concurrents comme Lyon (5 buts), Bordeaux (6 buts) ou Paris (8 buts) se sont montré plus perméables alors que le bonnet rouge va à Nancy (16 buts).
Beaucoup de chiffres mais une réalité : l’OM défend mieux actuellement (il avait pris 24 buts durant les 19 première journées). Erik Gerets le sait et il donne deux explications au phénomène : «La première, et la plus importante, est que l’on commet moins de fautes individuelles qui nous coûtaient des buts par le passé. La deuxième, c’est que l’équipe défend beaucoup plus en bloc qu’en 2008. Ce sont deux choses essentielles.»
E. Gerets : "Tout le monde fait son travail sans perdre l’équilibre"
Difficile de dire le contraire. Les «petites erreurs qui coûtent cher» qui ont tant agacé le Belge tout au long de la première partie de saison sont plus rares. Cela malgré de multiples changements dans la charnière centrale ces derniers mois. En 2009, entre Rodriguez, Zubar, Hilton et Civelli, presque toutes les possibilités ont été alignées dans l’axe (soit cinq charnières différentes, seuls Rodriguez et Civelli n’ont pas évolué ensemble).
Alors en dépit de ces changements et sans mettre en doute les prestations solides de ces défenseurs dans l’âme, cette réussite accrédite aussi la deuxième explication du coach citée ci-dessus : la défense en bloc.
Dans le 4-4-2 élastique du moment, des joueurs comme Ziani ou Cheyrou prennent une part active dans ce travail défensif. Erik Gerets soulignait aussi les efforts de Ben Arfa à Caen ainsi que ceux de Brandao et de ses coéquipiers d’attaque. «Les joueurs prennent confiance dans ce système avec lequel nous jouons actuellement et qui est celui qui me plaît le plus. Tout le monde fait son travail sans perdre l’équilibre» confiait ainsi le technicien olympien.
Toutefois, ce dernier concédait au lendemain de la victoire en Normandie que «des détails étaient encore à améliorer sur certains points» ajoutant être «encore loin de voir l’équipe» qu'il veut.
Peut-être s’agit-il du rendement offensif avec sept buts marqués dans les sept matches de L1 de l’année ou plus sûrement d’un jeu un peu plus spectaculaire. car comme il l’annonce avant OM-Valenciennes samedi : «Même si on ne gagne qu’un but à zéro, je veux que le public du Vélodrome se régale.»

















