Contre Le Mans, l’OM n’avait pas trouvé le chemin du but. «Il était très difficile de trouver la solution» se souvient Laurent Bonnart. «Nous devrons percer ce bloc» prévient-il avant de recevoir Valenciennes.
En sept matches de championnat, l’OM n’a pris qu’un seul but (à Sochaux). La solide défense olympienne est-elle la principale satisfaction au sein de l’équipe ?
C’est une satisfaction collective. Il faut avoir de bonnes bases défensives pour apporter un plus dans l’animation du jeu. On a beaucoup de travail dans ce secteur, on est moins en danger. C’est un travail de tout le monde, ça part des attaquants jusqu’à la défense et au gardien en passant par les milieux. Tout le monde s’est mis au diapason au niveau de cette tâche. On prenait des buts, parfois un peu idiots mais là on est en réussite. On prend peu de buts mais c’est un équilibre fragile. Il ne faut pas lâcher le morceau.
La défense centrale a été remaniée à cause des blessures de Rodriguez et Hilton notamment. En tant que latéral, y’a-t-il des difficultés à s’adapter à un nouveau tandem central ?
Non, pas du tout. La défense a été remaniée mais ce sont toujours de bons joueurs qui occupent ces postes. C’est une question de communication afin de bosser tous ensemble. En général, on travaille par paire ou triplette. Il faut beaucoup d’attention. Cette réussite prouve que l’on est dépendant de personne et que l’on n’attend pas le retour d’un joueur en particulier. Le groupe est costaud, tout le monde mérite sa place dans le groupe. Chaque joueur a des qualités et aujourd’hui ça marche.
Après la belle semaine passée avec la qualification à Twente et la victoire à Caen, existe-t-il un risque de tomber dans l’euphorie ?
On va tout faire pour l’éviter car nous n’avons encore rien gagné. La saison est longue, on a rectifié le tir à Twente après être passé à côté du match aller. On a gagné et on s’est qualifié ce qui était très important. En championnat, nous avons de la réussite à l’extérieur mais nous devons en faire plus à domicile. Il faut trouver des solutions face à des équipes aux défenses renforcées. Il n’y a pas d’euphorie à avoir, au contraire, il faut faire des piqures de rappel et se dire que l’on n’a plus le droit de passer à travers un match notamment au niveau de l’état d’esprit. Nous n’avons pas le droit de faire deux bons matches et un non-match derrière. Sur le terrain, on doit tout donner.
Sur les 48 points glanés par l’OM, 24 ont été pris à domicile et 24 à l’extérieur. Comment expliquez-vous cet équilibre ?
Ce n’est pas normal. A l’extérieur, le bilan est très positif mais ce n’est pas le cas à domicile. Nous devons gagner plus de matches au Vélodrome. Faire match nul devant son public, cela peut arriver, mais on a connu des défaites qui ont été de véritables erreurs dans notre parcours. Il faut trouver des solutions face à des équipes qui défendent beaucoup. Contre Le Mans, il était très difficile de trouver la solution mais on doit, sur trois ou quatre occasions, en mettre une au fond. C’est ce que fait Lyon ou les grandes équipes de haut de tableau dans les championnats européens. Il faut trouver la clef sans se mettre en danger derrière parce que nous avons déjà perdu des rencontres comme cela. Il faut inverser cette tendance. 24 points pris à l’extérieur, c’est très bien mais ce serait mieux d’en avoir plus à domicile. Ce serait également formidable pour nos supporters qui sont très présents au stade Vélodrome. On se doit, pour eux, de gagner des matches ici.
Est-ce que ce bilan vous laisse des regrets par rapport à certains matches à domicile ?
Pas aujourd’hui parce que le match le plus important, c’est le prochain. On ne pense pas à ce qui s’est passé avant. On s’appuie sur le passé mais à présent, nous avons des bases bien plus solides. Il faut s’appuyer sur nos forces actuelles, le bilan se fera à la fin du mois de mai.
Valenciennes sera un match difficile avant d’entamer des semaines difficiles avec la double confrontation contre l’Ajax, Paris…
Ce sera très difficile car Valenciennes veut se sauver. Cette équipe a des résultats très positifs actuellement. Ils sont dans l’état d’esprit de vouloir faire un coup à Marseille. Ils savent que nous avons déjà perdu des points chez nous. Ils auront un bloc défensif solide et joueront les coups à fond. Comme tous les matches à domicile, ce sera compliqué. On pensera à l’Ajax et à Paris ensuite. On pense d’abord à bien se préparer pour samedi.
A quel genre de match vous attendez-vous ? Valenciennes jouera-t-il très regroupé en défense ?
Valenciennes ne joue à pas à dix devant la surface de réparation, c’est un bloc qui coulisse bien ensemble. C’est donc difficile de trouver des espaces ou de faire des décalages. Par notre collectif et nos individualités, nous devrons percer ce bloc. Ce n’est pas la peine d’avoir dix occasions, trois ou quatre peuvent suffire si nous trouvons la clef une fois. Ensuite, à 1-0 pour nous, c’est à Valenciennes de prendre en main les choses, ce qui nous laissera plus d’espaces. Il faudra être patient et persévérant en se situant régulièrement dans la zone de vérité pour faire basculer le match.

















