Avec Brandao, Sylvain Wiltord et les retours en forme de Mamadou Niang et Hatem Ben Arfa, l’Olympique de Marseille dispose, en attaque, de plusieurs cordes à son arc.
Avant le match retour contre Twente, Erik Gerets affirmait qu’il voulait retrouver l’animation offensive qui faisait la force de l’Olympique de Marseille en début de saison. Apparemment, son équipe lui a donné entière satisfaction en Hollande et également à Caen, deux rencontres gagnées 1-0. «Dernièrement, on joue différemment. On joue sur la largeur et on s’est aperçu que cela ne nous fait pas de mal» analyse le technicien belge.
Avec les arrivées de Sylvain Wiltord et Brandao, la palette des qualités de l’escouade offensive s’est élargie et cela permet à l’équipe de développer du jeu mais surtout d’alterner entre le jeu court, le jeu long, les attaques dans l’axe ou sur les côtés… Dans sa globalité, le jeu de l’OM s’est enrichi et le danger peut venir de partout.
Plusieurs hommes sont, sans doute, à l’origine de l’élargissement du panel des options offensives de la formation d’Erik Gerets. «L’arrivée de Brandao est très importante, il a une grosse part de responsabilité dans le fait que nous prenons moins de but. Défensivement, il se replace, se repositionne bien et offensivement, il marque, reconnaît Benoît Cheyrou. De plus, quand on déborde et que l’on voit Brandao dans la surface, on est plus en confiance pour centrer. Il a plus de présence athlétique. On a plus d’armes pour rivaliser à ce niveau qu’en début de saison. Il a d’énormes qualités mentales, il harcèle les défenseurs, il a un bon jeu de tête, une bonne capacité à garder le ballon, il est rapide et pas maladroit balle au pied. S’il continue de progresser, ce sera un atout énorme».
Sylvain Wiltord apporte également beaucoup dans le jeu marseillais mais il n’a pas encore retrouvé son efficacité, malgré quelques occasions franches. «Il revient d’une saison délicate à Rennes, explique l’entraîneur olympien, une fois qu’il aura marqué son premier but, il sera relâché comme pour Brandao. Un attaquant vit par le but, l’efficacité et pas par le beau jeu».
Buteur à Twente, Hatem Ben Arfa est revenu en grâce à force d’efforts à l’entraînement et pendant les matches ou les bouts de match auxquels il participe. «On a des atouts offensifs qui nous permettent individuellement de faire la différence. S’ils sont au top, ils en sont capables. Niang, Koné, Brandao mais également Valbuena et Ziani sont des éléments capables de faire basculer un match. Evidemment, Ben Arfa aussi. Il a même quelque chose dans son jeu qui lui permet de le faire un peu plus que d’autres».
Blessé au pied contre Nice en décembre, Mamadou Niang revient peu à peu à son meilleur niveau. L’accumulation des matches mais également le fait de marquer un but devrait lui permettre de retrouver un état de forme, physique et mental, optimal. «S’il est à son top physiquement, il peut, dos au but, tourner à droite ou à gauche et frapper immédiatement. Peu d’attaquants en sont capables. Avec l’arrivée de Brandao, si on joue à trois attaquants, Niang jouera plus à gauche» affirme Erik Gerets.
Avec un effectif qui devrait être quasiment au complet dans le courant de la semaine prochaine (avec les retours de Koné, Samassa, Hilton et Rodriguez), l’Olympique de Marseille aura en sa possession les armes nécessaires pour faire face aux deux compétitions dans lesquelles il est en lice et pour parvenir à percer les défenses les plus regroupées.

















