Après le succès sur l’Ajax en coupe d’Europe, c’est à nouveau dans un match de niveau européen que doivent se plonger les Olympiens avec un déplacement à Paris. «On a hâte d’y être» lâche Benoît Cheyrou.
Face à l’Ajax en coupe Uefa, Benoît Cheyrou a tenté sa chance en frappant de loin. Une chose qu’il fait régulièrement et qui peut faire la différence comme on peut le voir dans de nombreux championnats étrangers, en Allemagne notamment. «C’est une de mes qualités et je m’en sers. C’est mon jeu. Il y avait beaucoup de défenseurs devant le gardien, il a pu être gêné au départ du ballon. En plus, il y a le rebond qui m’est favorable et qui aide le ballon à entrer» dit modestement le milieu de terrain.
En seconde période, l’Ajax jouait à dix mais l’OM, qui menait 2-1, n’a pas su en profiter pour creuser l’écart. «Il est regrettable qu’en supériorité numérique, nous n’ayons pas pu marquer au moins un but de plus». Cependant, les Olympiens, avec ce but d’avance, auront leur destin entre leurs mains au coup d’envoi du match retour, mercredi à l’Amsterdam ArenA. «Ce n’est pas un mauvais résultat. Les deux équipes peuvent être contentes mais les Hollandais devront nous battre chez eux et on vendra chèrement notre peau».
Mais avant cela, la Ligue 1 reprend ses droits ce week-end avec le grand classique du championnat. En effet, les Marseillais montent à Paris pour affronter le Paris Saint-Germain. «C’est le gros match, le match de l’année, celui que tout le monde attend. Quand j’étais à Auxerre ou à Lille, tout le monde en parlait et rêvait de jouer ce match-là. C’est le match le plus médiatisé du championnat avec une grosse ferveur».
D’autant plus que cette année, l’enjeu sportif sera de taille. En cas de victoire marseillaise, l’OM chiperait la deuxième place à Paris grâce à la différence de buts. «Cela faisait quelques années que ce n’était pas le cas. Mais, selon moi, c’est normal que ces deux équipes se retrouvent là et c’est bien pour le foot français».
Le championnat français retrouve donc ses trois plus grandes villes aux trois premières places. Mais si Lyon et Marseille y était déjà les saisons précédentes, Paris refait son apparition dans les hauteurs du classement. «Le recrutement a été bon, reconnaît Benoît Cheyrou, avec des joueurs qui explosent comme Sessegnon ou Hoarau. Il y a aussi Giuly et Makelele qui font une bonne saison. L’an dernier, ils ont eu de mauvais résultats mais il y avait une part de perte de confiance. Cette année, ils sont dans une bonne spirale. Plusieurs joueurs du banc sont susceptibles d’être titulaires. Paul Le Guen est là depuis un moment, il a su imposer son style et ses influences tactiques».
Tous les Marseillais ont en mémoire le match aller où l’OM menait 2-1 à la pause avant de s’incliner 2-4 sur la pelouse du Vélodrome. «On avait fait un bon match, Paris aussi et tout s’est joué sur des détails. Le match a tourné en leur faveur. Hoarau nous avait fait mal». Mais dimanche, et c’est l’une des forces olympienne cette saison, l’OM joue à l’extérieur dans un Parc des Princes qui sera plein comme un œuf. «C’est un très beau stade avec une bonne ambiance. En plus, c’est prestigieux de jouer à Paris. On a hâte d’y être».



















