Malgré son vécu et son énorme expérience en Hollande, en Espagne ou en Angleterre, Bolo Zenden ressent toujours la même excitation avant un clasico.
Pensez-vous que le résultat contre l’Ajax soit bon ?
Ce n’est pas génial d’avoir encaissé un but. Il reste encore un match à disputer donc on peut être satisfait au niveau du jeu et par le fait d’avoir marqué deux buts même si on aurait pu en mettre plus. D’autant plus que l’an passé, contre le Zenit, on avait gagné 3-1 à domicile et qu’au retour, en Russie, on était un peu relâchés. Cette fois, le score ne nous permettra pas la moindre perte de concentration. Je suis confiant pour la qualification mais je reste méfiant.
Vous avez connu les Barça-Real, les PSV-Ajax. Que représente pour vous un PSG-OM ?
C’est un grand match qui est toujours spécial. Cette année, c’est très intéressant car nous ne sommes qu’à trois points derrière Paris. Il y a tout à gagner.
Est-ce comparable avec le clasico espagnol par exemple ?
Quelque part oui mais ce n’est pas pareil. A Barcelone, il y a 100.000 personnes dans le stade, à Madrid, ils sont 80.000. A Barcelone, tout le monde est fixé sur Madrid. Là-bas, même à quatre mois du clasico, si le Barça fait match nul et le Real perd, c’est bien. Du moment que le Barça fait mieux que le Real, c’est ce qui compte. A Marseille, les gens ne se focalisent pas autant sur Paris.
Au lendemain du match à Paris, les Olympiens s'envoleront pour la Hollande. Mercredi, ils joueront le huitième de finale retour de coupe Uefa dans l'Amsterdam ArenA, construit à l'occasion de l'Euro 2000.
"J’adore jouer à l’ArenA, c'est un très beau stade. Quand il ne fait pas beau, il ferme le toit, il y a tout pour le foot. Le stade est plutôt fermé, les chants des supporters restent dans le stade. En plus, avec le PSV, j’ai joué là-bas et je ne me souviens pas y avoir perdu. J’ai de bons souvenirs dans ce stade où j’ai également joué avec l’équipe nationale. C’est bien de retourner là-bas, même si je ne serai pas forcément bien accueilli mais c’est le football. Je n’ai pas peur de cette ambiance, au contraire, cela me motive".
Quelle est la force du PSG cette saison ?
Ils ont connu une entame de championnat délicate mais ils ont su prendre le bon chemin. Les bons résultats ont amené la confiance au sein du groupe parisien. Il y a également Hoarau, c’est un bon joueur qui met des buts, tout cela augmente le capital confiance d’une équipe. Même si dans le jeu, ce n’est pas très bon, Paris peut gagner des matches.
Le match aller est-il encore dans vos têtes ?
On avait fait un bon match mais perdre 2-4 avait été dur. Cette défaite nous avait fait mal. On est très motivés pour effacer cette défaite. Dans ces grandes affiches, tout peut arriver. A l’époque, on était en plein boum alors Paris connaissait des difficultés et pourtant, ils ont gagné. Il n’y a pas de vérité dans un clasico et c’est ça qui est intéressant. C’est en général un match ouvert qui peut basculer d’un côté comme de l’autre.
L’absence de Laurent Bonnart peut-elle être préjudiciable ?
Laurent Bonnart n’a jamais été blessé en deux saisons. Sa blessure est un grand coup. Il y a Tyrone Mears qui attend sa chance, il est prêt. Je ne sais pas comment Erik Gerets va gérer l’absence de Laurent mais Tyrone doit saisir sa chance. Il n’a pas joué beaucoup de matches, ce n’est pas évident pour lui mais il a une bonne mentalité, il est volontaire et déterminé. Cela se voit à l’entraînement mais pour être au top, il n’y a rien de mieux que la compétition. C’est un bosseur, il est à 200% à l’entraînement, il travaille avant et après l’entraînement. On ne peut pas lui reprocher grand-chose.












