Les réponses à une partie des questions qui tournaient autour de la superbe victoire au Parc des Princes ce dimanche.
L’ambiance était-elle à la hauteur ?
Plein à craquer avec 45.713 spectateurs, le Parc des Princes a vécu une soirée mémorable. Et les 2000 Marseillais présents ont porté haut les couleurs olympiennes dans la capitale. Arrivés en toute fin d’après-midi et logés dans leur tribune habituelle, ils n’ont cessé de soutenir leur équipe fétiche. Elle-même qui connut un trajet houleux vers l’enceinte francilienne. Le bus des Olympiens étant victime de jets de projectiles fort heureusement sans gravité.Mais leur fidèle public était là dont les tambours et les chants ont résonné sans discontinuer. Quelle ne fut pas leur joie à la 24e minute de jeu quand Bolo Zenden plaçait sa frappe croisée millimétrée pour battre Landreau. Les joueurs marseillais allaient ainsi célébrer leur but avec leurs supporters, Taye Taiwo haranguant la foule comme jamais. L’égalisation parisienne de Giuly ne venait pas freiner les ardeurs marseillaises même si une grosse explosion secoua l’enceinte lors du but de l’ancien monégasque. Tout l’inverse du râle du Parc qui accompagna le but de Koné qui reprenait le ballon relâché par le portier parisien pour doubler la mise. «Ce soir, on vous met le feu» hurlaient alors les Marseillais qui prenaient l’emprise du Parc. Que dire alors du silence de mort après le but du KO de Cana quelques minutes plus tard. «Qui ne saute pas n’est pas Marseillais» résonnait à tue-tête. Quelques «Il fenomeno» en direction de Mandanda et des «olé» pour les séries de passes des Marseillais mettaient un terme à cette soirée magique. Le «striker» qui pénétrait sur la pelouse pour les dernières minutes ajoutait même une ultime anecdote avant la belle communion entre les joueurs de l'OM et leurs 2000 partisans au coup de sifflet final.


S’agissait-il d’un « Clasico » spécial pour Mandanda ?

Depuis quand l’OM n’a plus perdu au Parc des Princes ?
C’était en novembre 2004 pour un revers 2-1 dans la capitale. Cela fait donc quatre saisons que les Olympiens n’ont plus perdu à Paris. Avant ce dimanche, ils avaient aligné trois nuls et une victoire. C’était alors en septembre 2006 pour un succès également sur le score de trois buts à un.Quels furent les choix d’Erik Gerets ?

D’où vient le nom « Clasico » ?
Apparue au début des années 90, l’appellation «Clasico» pour désigner les oppositions entre l’OM et le PSG trouve ses origines en Espagne. Là où elle est utilisée à propos des matches mettant aux prises le club de la capitale, le Real Madrid, et celui de l’autre grande ville à forte identité culturelle, le FC Barcelone. Exporté en France par les médias, le surnom collait parfaitement aux confrontations entre Paris et Marseille en y amenant ainsi un peu plus de poids et de prestige. Tout cela alors que la chaîne Canal+ développait de plus en plus la promotion de la diffusion du football dans ses programmes.L’ascendance ibérique du terme veut d’ailleurs qu’il s’écrive avec un seul S contrairement à l’orthographe français de «classique».












