Titulaire depuis la blessure de Laurent Bonnart, Tyrone Mears progresse de match en match mais il sait que rien n’est joué. «Je dois bien jouer tous les week-ends pour garder ma place dans l’équipe» déclare-t-il.
Tyrone, tu es désormais titulaire avec l’OM
mais comment se sont passés les mois durant lesquels tu ne jouais pas
?
Mon moral n’était pas au plus haut d’autant que j’ai
été longtemps blessé. Un joueur de foot veut forcément
jouer surtout quand tu aimes ton club comme moi. Mais j’ai gardé
une attitude positive et quand Laurent s’est blessé, le coach m’a
dit de faire mon job sur le terrain. C’est ce que j’ai essayé
de faire en essayant de jouer mon meilleur football.
As-tu toujours cru que tu aurais ta chance ?
Je suis un professionnel. J’ai toujours bien travaillé et je sais
que les choses peuvent vite évoluer en football. Mais il faut dire que
ça m’a aidé d’être dans un club que j’aime,
dans un endroit que j’aime et au sein d’un groupe dans lequel il
règne une très bonne ambiance.
«Je suis très content pour Tyrone. Ca n’a pas du être facile pour lui car il n’avait plus joué depuis huit mois mais il n’a jamais cessé de travailler. Après sa blessure, il est revenu avec beaucoup d’envie. Mon absence lui permet de jouer et il apporte tout son punch. Il est toujours à l’écoute et il le mérite. C’est un bosseur et un bon mec.»
Est-ce que le coach discute souvent avec toi de ton
jeu ?
Le coach aime parler aux joueurs, c’est important pour lui de communiquer.
Comme je joue, il me parle plus, logiquement. Il veut m’aider pour que
je progresse. Il me conseille.
Est-ce que tu sens plus d’attention autour
de toi désormais ?
La presse, les supporters, tout le monde s’intéresse plus à
moi de manière générale. Ils veulent savoir mon histoire.
Je me sens plus considéré comme un joueur aujourd’hui.
Peux-tu nous raconter ton but décisif face
à l’Ajax ?
Je ne m’en souviens plus très bien puisque le gardien adverse m’a
boxé sur le but… Mes coéquipiers m’ont aidé
à me relever mais je ne me souvenais même plus où était
nos supporters pour aller le célébrer avec eux. C’était
un but important mais je dois bien jouer tous les week-ends pour garder ma place
dans l’équipe. Je sais très bien que le coach n’aura
pas peur de me sortir s’il estime que je ne suis pas à la hauteur.
Qu’est ce qui change entre le foot français
et le foot anglais ?
C’est très différent. En France, on attaque par séquence
et le jeu est plus défensif. Alors qu’en Premier League, le jeu
est plus rapide et on attaque tout le temps. Les entraînements sont également
différents. Ils sont plus courts et plus intensifs souvent sur des espaces
plus réduits.
Comment vois-tu la fin de saison de l’OM ?
Nous sommes très bien placés à un point derrière
Lyon. Il faut être confiant. Désormais nous devons être concentrés
sur tous les prochains matches qui seront, à chaque fois, des finales.
Tu es actuellement prêté par Derby County,
est-ce que tu seras encore olympien la saison prochaine ?
Nous n’en avons pas encore discuté et je ne sais pas encore où
je serai la saison prochaine. En attendant, je me concentre sur le prochain
match mais j’aimerais rester à l’OM. J’aime ce club
et je souhaiterais y jouer le plus de matches possibles.























