En cette fin de saison, les joueurs marseillais sont très motivés. Cela se voit à l’entraînement où chaque ballon est très disputé. Mais Erik Gerets veille car il ne faudrait pas que cette excès d’engagement remplisse l’infirmerie.
L’Olympique de Marseille a bien négocié le dernier virage du championnat et s’est superbement positionné pour le sprint final. La fin de saison s’annonce donc palpitante et dans les clubs, tous les joueurs se battent pour défendre ou gagner leur place. Parfois, l’engagement peut flirter avec les limites. Mercredi à la Commanderie, Brandao est resté sur le carreau après un choc avec son équipier Vitorino Hilton. «Tout le monde sent que l’on est bien dans le coup et tout le monde a la motivation de gagner, même pour un petit match à l’entraînement. Ce n’est pas plus intense qu’il y a trois ou quatre semaines. Ça reste au même niveau mais il faut surveiller que l’engagement n’est pas trop important pour ne pas avoir trop de blessures» prévient Erik Gerets.
Avec cet élan qui pousse chaque joueur vers ses limites, l’entraîneur a l’embarras du choix pour faire son équipe le week-end venu mais il sait également que peu importe ses choix, ses hommes donneront le maximum «C’est difficile dans le sens où il n’y a pratiquement pas de différences de classe en ce moment. Cela fait longtemps que tout mon secteur offensif a pratiquement la même qualité. C’est un problème pour faire l’équipe mais c’est bien car je suis persuadé que je peux compter sur tout le monde pour le sprint final».
Dans l’optique d’une fin de championnat serrée et disputée, l’entraîneur marseillais a demandé à ses joueurs de lever le pied à l’entraînement. Bolo Zenden est forfait pour le déplacement à Saint-Etienne, Brandao est incertain. Erik Gerets ne veut pas que la liste s’allonge. «Vendredi, on s’est entraîné avec le frein à main car je ne voulais plus prendre de risques sur l’engagement. En plus, on a fait un sacré travail lors des dix derniers jours. On a bien mis à profit l’absence des internationaux». Le technicien belge sait également que cette période sera dure mentalement avec une pression particulièrement présente lors des dernières journées. Un petit break, même d’une journée, ne peut faire de mal à personne. «C’était plus décontracté car on va avoir beaucoup de pression lors des derniers matches. Samedi, l’adrénaline va monter. Et dimanche, on va aller à Saint-Etienne pour gagner» conclut-il.























