Alors que les Olympiens se rendent dimanche à Saint-Étienne après quinze jours de coupure, il apparaît que cette saison l’OM a toujours enchaîné par un résultat positif.
Phase nécessaire et propice à la récupération ou coupure inopportune dans la saison ? Les trêves peuvent être vues sous plusieurs angles. Si Erik Gerets expliquait en début de semaine qu’il «regrettait» cet arrêt momentané de la compétition en raison de «la belle lancée» sur laquelle étaient ces joueurs, , il valorise aussi le travail que cela a permis depuis quinze jours. «Avec peu de joueurs à l’entraînement, tu peux mieux te concentrer sur chacun. Dans les oppositions, tu peux également intervenir lors des mauvaises comme des bonnes actions. Cela a été une bonne chose» reconnaissait-il ce vendredi.
L’écho est le même chez Renato Civelli qui est resté lui aussi à la Commanderie pendant ces quinze jours sans match : «Une trêve peut être positive. Ca permet de couper pour reprendre de l’énergie et récupérer» remarque-t-il. Le bienfait sur le plan physique et dans les réglages individuels parait donc évident même si les internationaux partis à travers l’Europe et le Monde sont logiquement plus émoussés que leurs partenaires qui n’ont pas quitté Marseille.
Trois trêves suivies d'un nul, une victoire et une qualification à l'extérieur
Actuellement sur une série de trois succès consécutifs et une qualification en coupe Uefa, les Olympiens ont fait dans le tempo élevé avant la coupure. Et si les organismes en profitent, est-ce que les résultats s’en ressentent aussi au sortir de ces pauses ? En prenant l’exemple de la saison en cours, l’OM entame bien ses retours à la compétition dans ces cas-là mais connaît plus de difficultés par la suite.
La première trêve au début du mois de septembre l’illustre bien. Alors qu’ils avaient perdu à Sochaux (2-1), les Olympiens étaient revenus avec un match nul solide et important à Bordeaux (1-1). Ils s’étaient ensuite inclinés en Champions League contre Liverpool (1-2) avant une série de résultats négatifs.
Début octobre, après une victoire au Vélodrome contre Caen (2-1), l’OM enchaînait par un succès à Valenciennes (1-3). Une victoire qui était suivie de deux défaites à Eindhoven en C1 (2-0) puis contre Paris à domicile (2-4). Plus loin, la grosse coupure hivernale fut la plus bénéfique. Elle donnait lieu à une belle série entre qualification en coupe à Besançon (1-1, 4-5 tab) et victoires à Auxerre (0-2) puis contre Le Havre (2-0). Loin de donner une vérité, voilà de quoi dessiner une tendance avant le déplacement à Saint-Étienne. Et il ne faut pas oublier que depuis deux ans, l'OM s'est fait une habitude de finir très fort ses saisons.























