Sûr de sa force, l’OM a démontré lors de ses deux derniers déplacements sa capacité à retourner les situations en sa faveur. Les Olympiens estiment avoir franchi un cap mental.
L’OM avait appris à tuer les matches en seconde période. Depuis deux rencontres, les Marseillais font mieux encore. Quand ils n’ont pu frapper les premiers et encaissé un coup, ils savent cogner plus fort pour obtenir le KO.
L’opposition de dimanche soir entre le LOSC et l’OM s’est déroulée en trois actes. Primo, l’ouverture du score lilloise par Hazard à la 49e minute. Deuxio, l’égalisation olympienne grâce à Cheyrou à la 54e. Tertio, trois minutes plus tard, avec Mamadou Niang achevant de remettre les choses à leurs places en donnant l’avantage à son équipe.
Huit minutes seulement auront donc été nécessaires aux hommes d’Erik Gerets pour renverser la vapeur et démontrer qu’ils contrôlaient leur destin : «On a de nouveau reçu un but et la réaction qu’ils ont eue veut dire que mentalement, ils sont très forts, qu’ils croient en eux-mêmes » analyse le coach olympien. Le phénomène se répète donc, comme à Lorient le week-end dernier. «C’est un peu nouveau. C’est la culture d’un groupe qui grandit. Il y a quatre ou cinq ans, on ne gagnait pas ce genre de match » reconnaît José Anigo. Pour Hatem Ben Arfa, c’est la force des « cadors » : « Quand on voit les grandes équipes, comme Chelsea, quand elles sont menées, ce n’est pas grave. On se dit qu’il y a la confiance pour revenir ».
Cette saison, et particulièrement en 2009, l’OM semble avoir franchi un cap au niveau psychologique : « Ce match là, on ne l’aurait peut-être pas gagné en début de saison, on ne serait pas revenu au score. Depuis cette nouvelle année, on est vraiment mieux, on est concentré et on arrive à enchaîner des belles performances » atteste Mamadou Samassa, rentré en toute fin de partie au Stadium Nord.
L’état d’esprit est loué, la hargne et l’abnégation admirées. L’OM affiche un mental à tout épreuve. « Aujourd’hui, on prend conscience que rien n’est impossible. Tout est faisable, réalisable. Les joueurs l’ont compris »conclut José Anigo.



















