L’entraîneur marseillais a pris du plaisir sur son banc de touche, dimanche soir à Lille. Habituellement, peu bavard sur un joueur en particulier, il a fait quelques remarques, en général positives, sur certains d’entre eux.
Après les matches, Erik Gerets ne parle pas souvent de tel ou tel joueur, préférant louer la performance collective de ses hommes. Pourtant, moins de 24 heures après un précieux succès à Lille, il a parlé, devant la presse, de certains éléments de son équipe, parfois sans donner de noms comme par exemple pour le duo défensif axial qu’il qualifie d’ «intouchable».
«L’équipe a joué d’une manière que j’adore, en mettant la pression, en jouant dans le camp adverse avec un pressing impressionnant du secteur offensif. Je me suis vraiment régalé sur le banc» a débuté Erik Gerets avant de détailler certains secteurs.
L’entraîneur marseillais s’est attardé sur les attaquants et notamment la recrue hivernale de l’OM, Brandao. Son immense carcasse n’est pas passée inaperçue sur les terrains de Ligue 1, ni par les défenseurs adverses, ni par les arbitres… «On parle beaucoup du pressing de Brandao depuis qu’il est là. Mais il est également présent dans la perte de balle, dans les duels. Il est tellement costaud que même s’il ne fait rien, parfois, on siffle faute contre lui. Je n’ai qu’un regret par rapport à Brandao, c’est le nombre de fautes que l’on a sifflé contre lui alors qu’il était face à Rami qui n’est pas un bébé. Je ne parviens pas à comprendre pourquoi on défend les défenseurs alors que c’est contre la philosophie des consignes reçues par les arbitres».
" On a revu le Niang de la saison passée. Chaque fois qu’il recevait le ballon, il pouvait se passer quelque chose et ça les adversaires le ressentent. Ils avaient peur de lui "
De retour dans le groupe après avoir manqué le déplacement à Lorient, Mamadou Niang a donné la victoire aux siens d’une frappe croisée dont il a le secret. «On a revu le Niang de la saison passée, s’est félicité Erik Gerets. Chaque fois qu’il recevait le ballon, il pouvait se passer quelque chose et ça les adversaires le ressentent. Ils avaient peur de lui. Il a très bien compris qu’il devait devenir plus complet. En situation de perte de balle, il a fait un sacré chemin. Tout le monde se sent obligé de faire la même chose que Brandao au niveau défensif. Il a déclenché quelque chose dans la tête des autres».
" Kaboré a besoin de temps pour s’adapter mais il doit certainement manger encore quelques tartines "
Erik Gerets a ensuite reculé de deux crans pour évoquer la défense. Un secteur remanié où, contre Lille, deux joueurs ont joué à des postes inhabituels pour eux. Charles Kaboré, tout d’abord, qui supplée Laurent Bonnart sur le flanc droit. «Il a joué face à un des meilleurs joueurs en France (Michel Bastos), reconnaît le technicien belge, et il a connu plus de problèmes qu’auparavant. Pourtant, il avait plus d’espaces grâce à Ziani qui jouait devant lui. Il aurait du prendre plus de libertés à droite. Je ne suis pas tout à fait satisfait de sa prestation. C’est nouveau pour lui, il a besoin de temps pour s’adapter mais il doit certainement manger encore quelques tartines».
De l’autre côté, à gauche, Ronald Zubar, qui a déjà joué en défense centrale, en milieu défensif ou en latéral droit, a été titularisé en lieu et place de Taye Taiwo. Pour une première, le Guadeloupéen s’en est très bien sorti. «Il a été largement au-dessus de Kaboré dans le jeu défensif. Il a fait un match extrêmement bon» s’enthousiasme Erik Gerets qui a parlé avec Ronald Zubar quelques jours avant la rencontre. «Il a compris que les joueurs dans l’axe sont intouchables. Quand je lui ai posé la question : « Te sens-tu capable de jouer sur le flanc gauche ? » il a tout de suite répondu « oui ». Cela fait plaisir car tout le monde sait que j’aime ce garçon. Je suis persuadé qu’il va une belle carrière dans le football. Ce qui est vrai pour Taiwo l’est pour Zubar. Ce sont deux athlètes au dessus de la moyenne. En ce qui concerne la force dans les duels ou la vitesse, ils sont tous les deux pratiquement au même point. Pour Zubar, c’est une question de mental. Il doit garder sa concentration durant 90 minutes. Du moment qu’il gérera cela de manière encore plus professionnelle, il fera une belle carrière. Je continue à croire en ce joueur»." Ce qui est vrai pour Taiwo l’est pour Zubar. Ce sont deux athlètes au dessus de la moyenne. En ce qui concerne la force dans les duels ou la vitesse, ils sont tous les deux pratiquement au même point "
















