Doublure de Pascal Olmeta de 1990 à 1992, Alain Casanova a vécu des moments forts de l’histoire olympienne. L’actuel entraîneur du TFC a rouvert pour OM.net la boite à souvenirs.
1991, l’OM perd sa première finale de Coupe d’Europe des Clubs Champions, à Bari face à l’Etoile Rouge de Belgrade. Les Boli, Papin et consort sont effondrés au milieu de la pelouse transalpine. Le gardien de but olympien, Pascal Olmeta n’a pu empêcher la défaite de son équipe aux tirs au but. A l’époque doublure du portier insulaire, Alain Casanova se souvient très bien de cet épisode malheureux de l’histoire de l’OM. L’actuel entraîneur toulousain a en effet porté durant deux saisons les couleurs phocéennes, de 1990 à 1992. Malheureusement pour lui, il n’a pas eu la chance d’évoluer avec ce maillot en compétition officielle. Ses souvenirs sont encore intacts : « Je ne retiens que du positif car l’OM était l’un des plus grand club européen, sinon le meilleur. Le fait de côtoyer les meilleurs joueurs français et des étrangers de très haut niveau comme Waddle, Mozer et autres, plus des entraîneurs de très grand renom, c’était quelque chose de très bon pour moi ».
L’ancien adjoint d’Elie Baup se sert certainement de son expérience marseillaise pour diriger son groupe aujourd’hui : « Les grandes forces étaient un effectif en quantité très importante et de qualité à tous les postes, une culture de la gagne, une exigence, une volonté de ne jamais rien lâcher comme je n’avais jamais connu. Il y avait une soif de victoires comme dans peu d’endroits ».
1991 est aussi l’année du Ballon d’Or remporté par le meilleur joueur olympien du 20e siècle, Jean-Pierre Papin. Le canonnier avait alors dédié son trophée à son compère Alain Casanova, avec qui il rallongeait quotidiennement les séances d’entraînement. « Le fait qu’il me le dédie était une grande fierté et une grande surprise car je ne m’y attendais pas du tout. On a l’habitude de le destiner, ou à un proche, ou à un entraîneur qui a été très important ». JPP a perfectionné son adresse devant le but avec lui : « C’était un petit rituel à la fin de chaque séance, on organisait une série de frappes, de centres et de reprises avec l’apport d’un ou deux joueurs ou d’un entraîneur adjoint. A l’époque c’était soit Jean Castaneda, soit Jean Fernandez qui venaient nous aider » se remémore-t-il. « Il avait envie de gagner tous les petits jeux qu’il pouvait faire, quitte à tricher un petit peu. Il y avait tout le temps des paris, des challenges » s’amuse-t-il en y repensant aujourd’hui, avant de retrouver le Vélodrome.



















