Réactions du défenseur Renato Civelli et des milieux de terrain, Lorik Cana et Hatem Ben Arfa, après le match nul, 2-2, contre Toulouse lors de la 34e journée de Ligue 1.
Hatem Ben Arfa : «C’est bien, avec un bémol…»
«Le coach m’a dit que j’allais rentrer derrière l’attaquant, d’essayer d’accélérer, de percuter dès que j’avais le ballon. C’est ce que j’ai essayé de faire. On a fait une bonne deuxième mi-temps et, comme souvent, en seconde période on arrive à faire quelque chose. C’est bien mais il y a quand même un bémol. On a perdu l’organisation et il faudra voir pourquoi. Revenir au score est la force des grandes équipes même si je ne dis pas qu’on est une très grande équipe. Quand j’étais à Lyon, c’était toujours comme ça quand on perdait, on savait qu’on allait revenir. Ce soir, quand on a pris le but, inconsciemment, je savais qu’on allait revenir et je pensais qu’on allait gagner ce match. On n’a pas réussi à le faire mais on a fait preuve de ressources mentales et c’est ce qui va payer en cette fin de saison. On tente jusqu’au bout en se disant que ça va rentrer à un moment donné. On a eu beaucoup d’actions et ils ont eu pas mal de réussite aussi. On n’a pas perdu et on sait qu’on sera premier à la fin de cette journée car le goal average est bon. Il reste quatre matches. On va essayer de tout faire pour aller chercher ce titre. Si l’on a cet état d’esprit, on peut y aller.
Je sais que ça ne se passe pas très bien à Lyon, on ne sait pas vraiment pourquoi. Ces sept dernières années, ils étaient largement au-dessus. Cette année, ils sont moins bons. C’est à nous d’en profiter. Il y a Bordeaux aussi. Dans ces moments-là, il ne faut pas penser à eux, mais à nous, à faire tout le nécessaire. S’ils arrivent à accrocher une place en Ligue des Champions tant mieux, sinon tant pis pour eux».
«Ce sont Deux points de perdus. Même si l’on a joué contre une belle équipe, on a eu largement les occasions et la mainmise sur le match pour l’emporter. Malheureusement on a manqué de concentration, d’expérience et de rigueur sur une ou deux phases de jeu. On l’a payé cash. C’est la meilleure défense mais on les a mis largement en difficulté, on a eu six ou sept occasions pour marquer plusieurs buts. Ce n’est pas ça le problème. Dans certains moments clés du match, il ne faut pas encaisser de but car ça devient plus compliqué derrière. Ce soir, malheureusement, on a pris les buts et c’est difficile de gagner après En tout cas, on a fait notre maximum pour y arriver. Si on continue comme ça, on fera la différence. On a bien maîtrisé la première mi-temps. On a manqué un peu de précision, de volonté pour faire la différence et marquer. On a eu qu’une seule grosse occasion en première mi-temps et on n’en a pas concédé, on a été assez solides. Après, le coach a voulu apporter plus offensivement pour faire la différence. On prend un but dès le début qui nous a compliqué la tâche. On a le mérite de revenir, à juste titre. A 1-1, on a une énorme occasion où Cédric Carrasso sort une un arrêt incroyable. Malgré la qualité de Toulouse, sans Cédric Carrasso, ça peut faire deux ou trois buts d’écart.
J’ai dit à Carrasso qu’il nous emm… On savait qu’il allait être là. Ça prouve sa qualité, son mental même s’il nous coûte la victoire ce soir. C’est un grand monsieur, j’ai beaucoup de respect pour lui. C’est un des meilleurs gardiens L1. On va aller jusqu’au bout».
Civelli : «Deux points de perdus»
« Les deux buts ne Gignac sont pas mal mais il n’y avait pas que lui. On savait qu’il allait rester seul en pointe et le reste de l’équipe derrière. En première période, on a bien maîtrisé et en seconde, on a pris plus de risques. Quand tu prends des risques, tu peux prendre des buts aussi. C’est dommage. Je ne suis pas très content du score et car on prend des buts.
On a plus eu le ballon, on a joué long et au final, on a plus d’occasions qu’eux. On perd deux points, on verra dimanche, si Bordeaux ne gagne pas, on aura gagné un point.
Toutes les équipes qui viennent au Vélodrome jouent derrière. C’est à nous de trouver des solutions. Nous n’y sommes pas parvenus, c’est dommage ».



















