A guichets fermés depuis trois semaines, le Vélodrome attend logiquement une victoire contre Lyon, "ce serait un beau cadeau pour le public" annonce Erik Gerets qui vivra là son avant-dernier match au stade.
«J’espère que l’équipe jouera mieux que contre Toulouse mais je ne sais pas si on pourra faire mieux du côté du public.» Erik Gerets le sait, le Vélodrome répondra présent à coup sûr dimanche pour la réception de Lyon. Annoncé plein comme un œuf depuis déjà trois semaines pour l’affiche dominicale et hexagonale, l’enceinte olympienne avait été bruyante il y a une dizaine de jours face aux Toulousains mais, logiquement, un brin déçue par le résultat nul. Et si l’OM a plus particulièrement brillé à l’extérieur cette saison (39 points pris, 30 buts marqués), le magot récolté sur ses terres est moindre (32 points et 30 buts), ce public mérite un final en beauté. A commencer par la luxueuse réception de l’OL et ses sept couronnes. Et alors qu’au regard de la course aux premières places, Erik Gerets annonce qu’il s’agit «finalement d’un match que (l’on) doit gagner», il y ajoute aussi le paramètre du public marseillais. «Pour remercier les supporters de nous avoir encourager toute la saison, ce serait une beau cadeau» précise-t-il pour eux qui ont toujours été présents lors des 17 matches précédents sur place mais aussi les 18 à travers la France.
Erik Gerets veut garder des photos des tifos

Quoi qu’il en soit, avec le prestige du match, l’enjeu énorme qu’il revêt dans la course au titre et, tout simplement, le naturel bouillant du Vél’, la soirée s’annonce électrique. Et le soutien massif. «Sur les deux derniers matches au stade, quand on a un tel rôle à jouer en championnat, on peut être assuré qu’il y aura une grosse, grosse ambiance et on va en avoir besoin» remarque Laurent Bonnart, lui qui n’a plus foulé cette pelouse depuis le 12 mars et sa blessure contre l’Ajax.
Enfin, après y avoir connu tant de joies pendant près d’un an et demi, le coach vivra là son avant-dernier match sur le banc de ce cher Vélodrome. Et il a déjà annoncé vouloir remplir la boîte à souvenirs. «Je vais demander à des photographes que je connais un petit peu qu’ils me prennent des photos de ce qu’il se passe au moment où on rentre sur le terrain, expliquait-il ce vendredi matin, je l’ai vu tellement souvent que tu n’y fais parfois plus attention. Mais vu que je vais bientôt quitter Marseille, j’aimerais quand même avoir quelques photos que je garderai avec moi car c’est invraisemblable. Tu t’y habitues mais quand tu fais attention à cela, avec toutes les couleurs qu’il y a, c’est unique. C’est vraiment unique.» Il reste à savoir quelles nouvelles idées viendront orner les tifos aux alentours de 21 heures.
La ferveur, elle, ne suscitera aucune interrogation. Et dire que le OM-Rennes quinze jours plus tard pourrait être encore plus dantesque.














