Avec trois points de retard à deux journées de la fin, les Marseillais, en tête Erik Gerets, veulent croire en leurs chances qui passent par une victoire à Nancy, ce samedi.
Pas de jour férié pour les Olympiens. A 48 heures d’un déplacement à Nancy, en ce jeudi de l’Ascension, les joueurs marseillais sont au travail dans une douce fraîcheur. La chaleur estivale des derniers jours a laissé place à un ciel couvert. Du coup, les supporters ont délaissé les plages et la bronzette pour venir encourager l’OM et augmenter leur collection d’autographes et de photos devant le portail du centre d’entraînement.
Dès la sotie du vestiaire, les visages sont concentrés. Erik Gerets a su trouver les bons mots pour faire passer la pilule lyonnaise. «Il y a deux choix pour un entraîneur. Soit tu parles tout de suite quand personne n’a digéré, entraîneur compris, et tu risques d’avoir un autre discours que si tu prends un peu de recul et que tu te concentres sur l’essentiel. Soit tu laisses passer deux jours. De temps en temps, tu peux taper juste après mais dans 9 cas sur 10, c’est mieux d’attendre un ou deux jours, quand tout le monde est calme. L’essentiel est d’avoir une conversation où tout le monde a quelque chose à gagner». Cela a semble-t-il été le cas après la défaite face à l’OL.
Car, sur les terrains, l’ambiance est studieuse. La déception du match face à Lyon est enfouie et dorénavant toute la concentration est destinée aux derniers rendez-vous de la saison et notamment le prochain à Nancy. «L’entraînement de mercredi était dur, jeudi c’était plus court. Je voulais voir l’état physique et technique de mes joueurs. Je voulais également voir l’état d’esprit avec des exercices à six contre six où tout le monde doit faire son travail. Depuis deux jours, ils répondent présent. Je n’ai pas trop de souci pour ce week-end».
Il faut dire que la prochaine rencontre face à Nancy pourrait déjà permettre à l’OM d’assurer sa seconde place et sa qualification directe pour la Champions League. Et là, Marseille a son destin en mains. Avec quatre points d’avance sur Lyon, un succès en Lorraine assurerait aux Olympiens de finir dans les deux premières places de Ligue 1. «On va essayer de poursuivre ce que l’on fait depuis longtemps en déplacement. La discipline est plus intacte à l’extérieur que chez nous. Cela donne certaines réponses par rapport aux points perdus à la maison. Par exemple à l’extérieur sur phases arrêtées, je ne me rappelle pas avoir été surpris» poursuit Erik Gerets.
En ce qui concerne le titre, l’OM doit compter sur un faux pas des Bordelais pour revenir au contact voire même les dépasser. Les trois points d’avance des Girondins et leur « incroyable » série de onze victoires de rang n’a pas entamé les espoirs des Marseillais. «Il faut gagner samedi pour s’assurer la deuxième place et éventuellement avoir encore une chance. Même avec une chance sur un million on doit continuer à y croire, estime le technicien belge. Cela m’étonnerait si les joueurs ne partageaient pas cette idée. C’est même une chance de lutter pour le titre à deux journées de la fin. C’est la meilleure chose qui pouvait arriver à l’OM. Jusqu’à présent, on n’a pas raté notre saison, au contraire. Nous sommes réalistes, nous savons que depuis notre défaite contre Lyon, nos chances ont diminué mais elles sont toujours là».















