Blessé il y a encore quelques semaines, Laurent Bonnart est aujourd'hui un homme heureux. Entre la victoire à Nancy, son but, la qualification pour la Champions League et la course au titre, les motifs de satisfactions sont multiples.
En ce dimanche matin printanier, les rayons du soleil inondent les terrains de La Commanderie. Les supporters sont encore venus en nombre assister au traditionnel décrassage de lendemain de match. Il fait bon et beau et cela se voit sur leurs visages et celui des joueurs marseillais. A l’image d’un Laurent Bonnart qui ne compte pas les heures sur les vertes pelouses du centre d’entraînement. Au moment de se présenter devant la presse, un débardeur blanc sur le dos laissant apparaître un tatouage tribal sur le biceps gauche, le latéral gauche a le sourire. Lui qui s’était blessé aux adducteurs le 12 mars dernier contre l’Ajax et dont on avait dit qu’il ne pourrait plus rejouer avant la fin de saison, vit finalement un dernier mois de compétition passionnant. «Cette victoire à Nancy nous permet de vivre encore une semaine sous l’excitation de cette première place. Même si avec trois points d’avance sur nous, je préférerais occuper la position de Bordeaux. Mais sur deux matches (OM-Rennes et Caen-Bordeaux), tout peut se passer» souligne-t-il.
Après deux mois difficiles de rééducation, Laurent Bonnart rejoue et marque. Sa mine enjouée est donc légitime. Samedi sur le terrain nancéien, il a pris sa chance et a inscrit le premier but phocéen de la partie. Son tir dévié par la talon de Macaluso a terminé sa course dans les filets adverses. Et c’est bien là tout le débat du jour car jusqu’à présent, le but est accordé soit au Marseillais soit au défenseur lorrain. «J’entends des sons de cloche différents, explique l’ancien Manceau, c’est pourquoi pour l’instant je le mets entre guillemets. Il est allé au fond, c’est le principal». Désormais, il lui faudra attendre mercredi et la réunion de la Commission d’Organisation des Compétitions qui lui accordera ou pas ce but, son premier parmi l’élite. «Je vais aller plaider ma cause là-bas, plaisante-il avant de rajouter, j’aimerais bien qu’il me soit accordé, c’est le premier. J’en ai mis en Ligue 2 mais jamais en L1».
CE QUE DIT LE REGLEMENT
Lorsque c’est un joueur adverse qui a touché en dernier le ballon que ce soit un joueur de champ ou le gardien, la COC distingue trois cas :
- A partir du moment où le ballon adressé par l'équipe attaquante est initialement cadré, la COC attribue le but à l'attaquant.
- Dans le doute de savoir si le tir est cadré, le but est attribué à l'attaquant.
- Dans le cas d'un tir non cadré, il est attribué au joueur de l'équipe qui défend. Un tir sur le poteau ou une transversale n'est pas considéré comme un tir cadré. En conséquence, lorsque le ballon entre dans les buts après avoir touché le poteau ou la barre transversale, puis rebondit sur un gardien ou un défenseur, la COC attribue le but au défenseur ou au gardien contre son camp.
Le discours de Laurent Bonnart respire la joie, la sérénité et la confiance car l’OM a rempli ses objectifs en s’assurant une qualification directe pour la Champions League. «L’objectif principal est acquis. C’était une chose très importante pour le club, pour le travail fourni et pour continuer à grandir. La Ligue des Champions c’est quand même le haut niveau avec des moyens plus importants pour le club».
Ce cocktail mêlant bonheur, travail et concentration, les Olympiens devront le conserver pour cette ultime semaine de compétition. Elle se conclura, samedi soir, par une journée de championnat qui attribuera le titre de champion de France à Marseille ou à Bordeaux. «Cela ne dépend pas que de nous. C’est ce qui fait les incertitudes du football, ce qui nous fait lever tous les matins. Il n’y a rien d’écrit. C’est à nous de tout mettre en œuvre pour réussir ce match contre Rennes et penser à notre contenu. Le titre est quelque chose qui concrétise le travail, ça reste gravé. Ce serait très bien d’aller le décrocher mais ce ne sera pas simple».
En effet, alors qu’un nul suffit à Bordeaux pour obtenir le titre, l’OM devra s’imposer face à Rennes, et espérer une défaite des Gironds à Caen. «Il faudra respecter les placements, les consignes et mettre un peu de folie car on en aura besoin au Vélodrome. On jouera contre une équipe de Rennes qui ne va pas forcément se livrer à 200% car elle a encore un coup à jouer pour l’Europe. Il va falloir jouer très simple et mettre cette folie dans les 20 derniers mètres, qui nous permettra d’avoir des occasions» conclut-il.















