La période des matches amicaux est désormais terminée. Les Olympiens, à l’image d’Edouard Cissé, travaillent pour être performant tout au long d’une saison qui s’annonce palpitante.
Quel regard portez-vous sur vos premières semaines à l’OM ?
Tout se passe bien. C’état un peu dur au début car il fallait courir. Il y avait beaucoup de footing et je n’aime pas forcément ça. Mais on a besoin du travail foncier pour être bien match. Mon adaptation s’est bien faite, j’ai été très bien accueilli. La Commanderie est un site superbe. L’ambiance est bonne, on sait ce que l’on doit faire pour qu’elle le reste.
Dés le départ je connaissais le coach et une bonne partie des joueurs ; Ils sont vraiment cools et j’ai eu l’impression rapidement que je faisais partie de l’équipe depuis longtemps.
Vous connaissiez Didier Deschamps. A-t-il changé ?
Il a un peu plus de cheveux blancs peut-être (rires). Non, il est resté le même avec beaucoup d’ambitions. Cela tombe bien car nous en avons aussi. Il sait où il veut aller et avec qui.
Vous sentez-vous prêt ?
On est de mieux en mieux. L’objectif est d’être bien pour le premier match puis d’être de mieux en mieux au fil des matches.
Quels sont les points à améliorer ?
On est en rodage dans certains domaines comme la transmission de balle. Physiquement, nous ne sommes pas encore à 100%. Il y a des aspects à travailler comme agresser et être plus actif sur le porteur du ballon, c’est aussi l’animation car il y a de nouveaux joueurs. Le schéma tactique est différent, il faut donc s’adapter. Mais les automatismes viennent au fil des entraînements et des matches.
"Il n’y a aucun titulaire et aucun remplaçant. Même le jour où je débuterai sur le banc, je ne me considérerai pas comme un remplaçant."
L’effectif est de qualité. Les places dans le onze de départ seront chères…
Didier Deschamps a pris de bons joueurs de qualité avec de l’expérience. On se doit d’être performants, c’est pour le bien de tout le monde. Il n’y a aucun titulaire et aucun remplaçant. Même le jour où je débuterai sur le banc, je ne me considérerai pas comme un remplaçant. On fait partie d’un grand club et il faut l’accepter le fait d’avoir un groupe de 20 joueurs composé de très bons éléments. On sait également que les onze qui vont débuter ne seront pas forcément les onze qui vont terminer. La concurrence sera saison car tout le monde veut aller dans le même sens. Les joueurs doivent reconnaître quand ils ont moins performants.
A Lens vous avez eu un bon exemple de la ferveur des supporters de l’OM qui étaient nombreux à l’aéroport et surtout au stade…
J’ai un peu connu ça à Besiktas. Ils sont partout, où que l’on soit, à Saint-Jean de Luz ou ailleurs. Ils nous attendent partout et nous soutiennent. C’est le club le plus populaire en France et cela fait du bien de jouer là.
"Nous sommes comme des écoliers à la rentrée des classes. On a envie de voir."
Ce match à Lens ressemblait vraiment à un match de L1. Etait-ce une bonne répétition ?
Dès l’entame du match, on a senti qu’il y a avait un truc particulier, il y avait un parfum de match de Ligue 1. Il y avait tout, la télé, le public, l’adversaire de bonne qualité. C’était une bonne préparation.
Etes-vous impatient de reprendre la compétition ?
On a envie ! Cela fait un mois que l’on s’entraîne. Nous sommes comme des écoliers à la rentrée des classes. On a envie de voir.
Pensez-vous déjà au titre ?
Le groupe part avec l’idée de bien vivre ensemble. C’est ce qui va être déterminant et on sait que cela va être très long. On part en croisades avec une quête, celle de gagner le maximum de matches. On ne va pas le dire même si tout le monde y pense et le veut. On va dire que l’on veut gagner le maximum de matches.
Avec le recrutement, qui est de qualité sur le papier, on part avec de grosses ambitions. Sur le terrain, on va tout faire pour atteindre les objectifs fixés.
"On parle beaucoup de l’effectif de Marseille mais nos rivaux ont de beaux effectifs aussi et ce sera un beau championnat."
Quel seront vos principaux adversaires ?
Bordeaux a connu peu de mouvements, il y a Lyon… Ce sont de gros effectifs et la différence se fera sur l’osmose, l’état d’esprit dans les groupes. On a vu Bordeaux enchaîner 11 victoires d’affilée et cela a été déterminant. On parle beaucoup de l’effectif de Marseille mais nos rivaux ont de beaux effectifs aussi et ce sera un beau championnat.

Bordeaux, qui a enregistré peu de mouvements, est-ce un avantage ?
Pour une entame de championnat, le fait que l’équipe de Bordeaux se connaisse depuis deux ou trois et qu’il y ait eu peu de changements, c’est important. Mais c’est différent sur la durée, un championnat est long. Mais sur le début, oui, c’est un avantage.
Vous paraissez serein à l’approche de cette saison…
C’est l’âge… Comme quoi ça a parfois du bon d’être plus âgé et d’être plus expérimenté. J’ai confiance dans le groupe, je crois en lui. On va parfois se faire chahuter durant la saison mais il faudra faire le dos rond, laisser passer l’orage et ça passera. Il y a des motifs pour être serein.
































