L’Olympique de Marseille suscite toujours beaucoup d’attentes. Les récents sondages ne font que confirmer une tendance qui ne perturbe pas Didier Deschamps.
Depuis le début de semaine, les sondages sur les favoris du championnat, qui commence samedi, se succèdent dans la presse spécialisée. Dans France Football, les entraîneurs de Ligue 1 ont désigné l’OM comme favori. Dans L’Equipe, ce jeudi, les entraîneurs, joueurs et présidents de première division ont plébiscité l’OM comme leur favori du prochain exercice à 47,43% ! «Cela me fait sourire. Cela ne va pas m’empêcher de dormir. Je suis assez ouvert sur ce que pensent les uns et les autres. Chacun est libre d’avoir une opinion sur ce qui a été fait et pour se projeter sur ce qui va se passer» affirme Didier Deschamps.
Mamadou Niang : « Cela ne veut rien dire »
Le capitaine de l'OM a l'habitude de la pression. D'autant plus qu'il entame sa cinquième saison à Marseille. Alors, ces sondages ou encore l'étiquette de favori ne le déstabilisent pas. «Il ne faut pas penser à ça. Cela ne veut rien dire. L’année passée, nous étions également favoris en début de saison et pourtant nous n’avons pas été champions de France. Il faut avant se concentrer sur nous-mêmes, notre jeu, notre collectif. Il faut d’abord que l’on prenne nos repères et que l’on acquière des automatismes dès samedi».
Depuis quatre ans, c’est l’OL qui trustait ce genre de sondages. En 2004/05, l’OM arrivait en tête. Cinq ans après, c’est donc encore le cas. Et l’OM se retrouve avec l’étiquette de favori, en raison notamment d’un mercato actif. «Ca m’est égal, on ne va pas se cacher. Marseille a toujours joué pour gagner. Peu importe le recrutement ou les analyses, la donne est la même. Cela ne change pas des autres années. Peu importe le recrutement, on m’aurait demandé le même objectif. Ensuite, il faut avoir la compétitivité nécessaire pour atteindre les objectifs».
Si ces sondages rajoutent de la pression, à Marseille, qu’elle vienne de la presse ou des supporters, la pression est quotidienne, elle fait partie du contexte. «On attend toujours beaucoup de l’OM. C’est le cas tous les ans. Il y a des commentaires des uns et des autres. Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Il n’y a qu’une vérité, celle du terrain. Et on fera en sorte d’y être efficace». Effectivement, si ces sondages sont sources de pression supplémentaire, leurs résultats valident, en quelque sorte en attendant le terrain, le travail de l’OM. Et les critiques ont été rares. «Il y en a eu, tempère Didier Deschamps, j’entends "certains sont vieux" ou "certains n’ont pas le niveau"… Mais chacun est libre. Et puis s’il y a eu peu de critiques, c’est peut-être parce que ce qui a été fait est assez cohérent» conclut-il.
































