Pour la première de la nouvelle émission d’OMtv, « Le match en questions », le plateau d’OMtv recevait Jean-Claude Dassier, président de l’OM, Eric Di Meco, ancien joueur de l’OM, Michel Hidalgo, ancien sélectionneur des Bleus et Dominique Grimault, Directeur des Médias de l’OM. Autour de Sébastien Piétri et Laurie Samama, ils sont revenus sur la performance olympienne à Grenoble et sur la première journée de Ligue 1.
Comment les invités analysent-ils le match de l’OM ?
Président de l’OM, ancien joueur, ancien joueur puis sélectionneur des Bleus ou Directeur des Médias de l’OM, tout le monde a sa propre analyse du premier match de l’OM à Grenoble.
Jean-Claude Dassier :
«J’ai adoré, surtout la première période, un petit peu moins la seconde mais les 45 premières minutes étaient fantastiques. Je suis peut-être un peu partisan. On a pris les Grenoblois à la gorge et nous ne les avons pas lâchés, sauf à peine une petite minute en fin de première période. Il y a eu un gros impact physique mais on s’y attendait quand on voit l’équipe sur le papier. Mais le papier ou les matches de préparation sont différents de la compétition. Je les ai trouvés magnifiques. On a baissé en seconde mi-temps. Les Grenoblois se sont bien remis et l’entrée de Ljuboja nous a inquiétés. On a eu du mal à plier le match, à inscrire le second but. J’avais un peu une boule à l’estomac car on sait que ça peut basculer avec un but égalisateur. On méritait de plier le match avant. Le deuxième but m’a libéré et cela a été une grande satisfaction.
L’OM c’est une passion. Je comprends que ça dévore un peu à la longue, j’espère que je vais résister. J’ai le cœur solide mais il faut que je prenne un peu de distance. Là, je n’en avais pas et ce n’est que la première journée. C’est ça qui m’inquiète».
Michel Hidalgo :
«C’est un bon départ. L’OM n’a pas raté la première marche. Deux buts de Niang et Cheyrou, c’est pas mal. Depuis cinq ans, l’OM n’avait jamais débuté par une victoire, c’est de bon augure. Ce match ne restera peut-être pas dans les mémoires mais cela peut faire gagner du temps. L’équipe a fort bien maîtrisé le match en manquant tout de même d’un peu de réalisme. C’est pourquoi elle a souffert en deuxième mi-temps».
Eric Di Meco :
«En début de saison, toutes les équipes sont sur la ligne de départ et se posent des questions. L’OM est l’équipe qui a répondu à beaucoup d’entre elles. On sait que cette équipe va être solide défensivement. Il y a un système, le 4-3-3, qui tient la route. Ensuite, c’était Grenoble en face, c’était la première journée, il faut tempérer les ardeurs mais Marseille a répondu à pas mal de questions».
Dominique Grimault :
«L’important, c’est que l’OM n’a pas encaissé de buts alors que, par exemple, Lyon en a encaissé deux. C’est toujours un gage de sécurité. L’an passé, l’OM en avait pris quatre à Rennes lors de la première journée. Tout de suite, on avait senti qu’il y avait une certaine fébrilité. Là, à priori sur ce match, la fébrilité n’existe pas. C’est déjà un plus».
Le statut de favori peut-il perturber l’OM ?
Les journalistes, les supporters, les entraîneurs, les joueurs… tout le monde s’accorde à dire que l’OM est favori pour le titre. Ce statut ne risque-t-il pas de mettre une pression supplémentaire sur les épaules de l’OM tout en épargnant ses concurrents ?
«Vu le recrutement, on peut comprendre que l’OM ait le statut de favori» souligne Michel Hidalgo. «Favori ? Oui mais d’une courte tête ou d’un nez quand on voit le match de Bordeaux contre Lens. Bordeaux, c’est du solide, c’est du sérieux, analyse Jean-Claude Dassier. Les commentaires sur l’OM sont flatteurs, cela sanctionne tout le bien que l’on a dit de Marseille. Cela me fait plaisir pour Didier, José et tout le staff. C’est flatteur de voir que chacun se rend compte que l’équipe est brillante, elle l’a été pour le premier match. Mais la pression à l’OM, on l’a que l’on soit favori ou pas. Tout le monde attend que l’on gagne quelque chose et on va tout faire pour décrocher cette timbale que tout le monde attend depuis 16 ans».
«Le statut de favori génère une pression qui peut inhiber certains joueurs mais chez l’adversaire, cela instaure de la peur et cela peut faciliter certains matches. Il faut se servir de ce statut», rajoute Eric Di Meco.

Depuis le début de la saison, les objectifs marseillais et les ambitions de la formation de Didier Deschamps sont clairs. «C’est très bien de la part des dirigeants de l’OM d’afficher et d’assumer ce statut de favori. Il n’est pas question de se cacher. Didier Deschamps l’a dit, il le répète, il ne se cache pas et c’est très bien. Laurent Blanc s’est caché jusqu’à deux journées de la fin l’an passé. Didier ne se cache pas».
Bordeaux sera-t-il le principal rival de l’OM ?
Vainqueurs de Lens, dimanche soir, sur le score de 4 buts à 1, les Girondins de Bordeaux ont frappé fort d’entrée de saison. «Bordeaux a envoyé un message clair à l’OM. Ils ont débuté la saison comme ils avaient fini la précédente» déclare Michel Hidalgo. «Bien évidemment, il faut compter avec Bordeaux. Bordeaux a pour lui son vécu, son expérience puisque c’est une équipe qui a peu bougé, note Dominique Grimault. Je n’ai pas été très emballé par la défense axiale mais on connaît Laurent Blanc, il devrait ajuster tout cela dans les semaines à venir. Sur ce que l’on a vu lors de la première journée, deux équipes, l’OM et Bordeaux, se détachent».
Les Internautes du site officiel de l’OM ont également élu Bordeaux comme le principal concurrent des Marseillais. Le tenant du titre vendra probablement chèrement sa peau. «Le match de dimanche nous rappelle qu’il y a des adversaires. Bordeaux ne va pas lâcher son titre facilement. De plus, Lyon et Paris, même s’ils souffrent actuellement, ne nous feront pas de cadeau au moment d’aller jouer chez eux. Bordeaux sera là. Si Chamakh reste là-bas, Bordeaux sera à égalité de valeur avec l’OM» conclut Eric Di Meco.
Retrouvez "Le match en questions" sur OMtv ce lundi à 19h10 et 21h10
































