Même s’ils étaient moins nombreux et disposés différemment par rapport au stade Vélodrome, les supporters olympiens ont su, à La Mosson, mettre une ambiance semblable à celle que l’on connaît habituellement à Marseille.
Avec ses allures d’arène de féria (avec une immense tribune latérale en plus), le stade de La Mosson s’est révélé à la hauteur de la ferveur des supporters marseillais. L’ambiance pour cet OM-Lille était digne d’un match au Vélodrome. Dès la fin d’après-midi, les supporters sont arrivés dans l’enceinte héraultaise. Ils ont commencé à bâcher les tribunes et ont préparé les tifos. L’atmosphère est montée d’un cran lors de l’arrivée des joueurs sur la pelouse pour la phase de reconnaissance. Un autre cran a encore été franchi pour l’échauffement. Les traditionnels chants du Vélodrome résonnaient, avec l’aide du toit notamment, dans le stade. Le speaker de l’OM, qui n’a pas hésité à rebaptiser l’enceinte héraultaise en « stade Vélodrome de Montpellier », a alors présenté les nouvelles recrues. Chacune a eu droit à son nom scandé par les 28000 supporters marseillais.
A quelques minutes du coup d’envoi, les groupes répartis derrière les buts de Butelle (en première mi-temps) et dans la grande tribune latérale faisaient le show dans les tribunes. Plus la nuit tombait, plus ils chantaient fort. Les tifos principalement à base de drapeaux et de bâches enflammaient le stade à l’entrée des joueurs. L’ensemble des supporters sautaient et tapaient des mains en chantant. En fermant les yeux, on pouvait se croire au Vél’ !
Ce mini-Vélodrome n’a pas attendu longtemps pour exulter. Dès la onzième minute et le but de Brandao, il a retrouvé ses vieux réflexes. Les chants, tambours et applaudissements ont résonné dans la nuit languedocienne jusqu’au coup de sifflet final. Les deux tribunes se sont même répondues comme au Vél’ lors d’un « Aux Armes » repris par tout le stade.


















