Fabrice Abriel nous a accordé une longue interview en ce début de saison. Dans cette deuxième partie, le milieu de terrain nous parle de la saison qui s'annonce, de son choix de signer à l'OM et du prochain match à Rennes.

Didier Deschamps dit de toi que tu peux jouer à peu près à tous les postes, même en attaque. Tu confirmes ?
Je confirme par rapport à mon passé car j’ai effectivement joué à presque tous les postes. L’an passé, j’ai même parfois évolué défenseur. Mais c’est avant tout le football qui m’intéresse. Alors évidemment, il y a des spécificités par rapport à certains postes comme la concentration en défense, l’activité au milieu et être décisif en attaque mais il faut toujours faire jouer ses partenaires. Je me suis toujours adapté mais je suis déjà très heureux de jouer au football et je saisis cette chance quel que soit le poste.
Tu vas te retrouver à un moment en concurrence avec Edouard Cissé que tu as connu au PSG, est-ce que vous en avez discuté ?
On ne m’a pas vraiment recruté pour jouer dans le même registre qu’Edouard et Stéph’ (Mbia) mais plus il y a de joueurs de qualité, plus le niveau monte et plus on est armés pour affronter nos adversaires du week-end. Je sais ce que c’est d’être à fond quand on joue Marseille, je l’ai connu. Alors plus le niveau sera élevé, mieux ce sera pour nous. Et cela peu importe qui jouera. L’essentiel, c’est le collectif et les titres qu’on vise.
Quels sont tes objectifs sur un plan personnel cette saison ?
Mon objectif personnel, c’est l’émotion. Je suis venu pour vibrer et pour l’aventure humaine avant tout, connaître cette ferveur et vivre des moments exceptionnels que tout joueur rêve de connaître au moins une fois dans sa carrière. C’est rare et il est faut le connaître, je suis venu ici pour ça.
"Je pense que si ça reste aussi serré, ça se jouera comme l’année dernière sur les derniers matches"

Sur un plan collectif, est-ce que le titre de champion te semble jouable cette saison ?
Dans l’absolu oui car on a tout mis en œuvre pour au moins concurrencer. On part toutefois avec un déficit par rapport à Bordeaux qui n’a pas du tout bougé à l’intersaison, qui reste sur une dynamique et qui a déjà ses repères. De notre côté, nous sommes encore «en chantier». Le recrutement était basé sur l’expérience ce qui va combler ce déficit collectif et on va essayer de jouer la concurrence. Les résultats sont actuellement très bons et on va faire en sorte qu’ils le restent jusqu’au match contre Bordeaux. Et il y aura encore plus de trente matches pour voir si on en a les capacités. Mais je pense que si ça reste aussi serré, ça se jouera comme l’année dernière sur les derniers matches. Il faut être positionnés. C’est l’essentiel.
On a parlé de toi à Bordeaux au début du mercato, est-ce que tu penses avoir fait le bon choix en signant à l’OM ?
Oui je pense car Bordeaux a rempli son objectif l’année dernière en étant champion. Et notre but désormais, c’est de faire tomber le champion et j'estime que l’OM est un des meilleurs concurrents pour cela. J’espère que Bordeaux connaîtra une forme de décompression à un moment donné en misant sur le relâchement qui peut arriver après une victoire. On espère pouvoir en profiter, c’est pourquoi je me suis mis dans la peau de l’outsider.
Cette saison, il y aura aussi la Champions League que tu vas connaître alors que tu n’as pas encore joué de match européen, es-tu impatient ?
J’ai fait des bancs de Champions League avec Paris et de l’intertoto. Alors découvrir la C1 en tant que titulaire, j’ai effectivement vraiment hâte. C’est sensiblement le même football sauf qu’il y a un degré de motivation et de concentration très élevés. C’est surtout ça que j’ai envie de voir.
Samedi, ce sera Rennes, une région que tu connais bien, comment vois-tu cette équipe cette saison ?
Je sais que c’est une formation très performante à domicile qui n’a perdu qu’un match à la maison l’an dernier et c’était contre le champion. Ce sera donc un très gros challenge pour nous afin de continuer notre série. Je pense que c’est un troisième match qui arrive très bien car il y a encore une progression. Après Lille à domicile, ce sera encore plus élevé avant Bordeaux qui sera, là encore, plus élevé. Ce seront de très bons matches à jouer et surtout par rapport auxquels on peut se situer dans notre progression.
Puis face à Bordeaux le 30 tu découvriras le
Vélodrome sous le maillot blanc. Impatient ?
J’ai hâte d’être poussé par ce public dans ce stade mythique. Mais j’ai surtout hâte que nous fassions une grosse série en étant intraitables à domicile en championnat. J’ai vraiment envie que le Vélodrome redevienne un terrain difficile à jouer en L1 mais aussi en Coupe d’Europe. C’est vraiment sur ça qu’on va mettre l’accent cette année.

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