Pour Souleymane Diawara, ancien de la maison girondine, cette rencontre face à Bordeaux aura une saveur particulière. D’autant qu’il a encore de nombreux amis là-bas.
Comment définiriez-vous le début de saison de l’OM et de Bordeaux ?
Avec deux victoires et un match nul en trois matches à l’extérieur, nous réalisons un bon début de saison. Pour Bordeaux, c’est parfait. Avec neuf points en trois matches, c’est parfait
14 victoires de rang par Bordeaux en L1. Marseille peut-il stopper cette série ?
On va tout faire pour mettre un terme à cette série même si les girondins sont sur un bonne dynamique de victoire. Les séries sont faites pour s’arrêter un jour. On va essayer de stopper cette série dimanche.
Comment appréhendez-vous ce match ?
Je n’ai pas d’appréhension particulière même si il y aura beaucoup d’émotions avant le coup d’envoi car j’ai pas mal d’amis là-bas. J’ai fait de bonnes rencontres avec eux mais dès l’instant où l’arbitre sifflera, je n’aurai plus d’amis. Mais je n’appréhende pas trop cette rencontre.
Est-ce un tournant psychologique ?
C’est vrai que cette rencontre arrive tôt dans la saison. Mais si nous gagnons, cela nous fera du bien mentalement. Mais ce n’est pas un tournant car il y a encore beaucoup de rencontres par la suite.
Quel souvenir gardez-vous du match de la saison dernière (l’OM s’était imposé sur un but contre son camp de Chamakh) ?
C’est un mauvais souvenir car en tant que compétiteur, on veut toujours gagner. Malheureusement, ce match nous était resté en travers de la gorge.
Le match amical de pré-saison avait été plutôt viril, notamment entre Marouane Chamakh et vous. Vos routes vont à nouveau se croiser…
En période de préparation, il y avait beaucoup d’implication et d’agressivité. Entre Marouane et moi, cela a toujours été comme ça. Même à l’entraînement, il va tout le temps au combat et si vous n’êtes pas prêts, il vous rentre dedans et vous marche dessus. Il fallait donc que je montre que j’étais prêt physiquement.
Il nous a confié qu’il allait vous joindre pour tenter de jouer sur le mental et vous ?
On va s’appeler avant le match. Aujourd’hui ou demain, on va se joindre et on verra s’il va réussir à me déstabiliser.
Ce sera votre premier match au Vélodrome en tant que marseillais. Découvrir ce stade et son ambiance pour la première fois de la saison avec votre nouveau maillot et qui plus est face à son ancien club, n’est-ce pas trop au niveau de la pression ?
Non, au contraire cela va être formidable à vivre. Le stade sera plein, il y a aura de l’ambiance, des chants. Même si c’est face à mon ancien club, je n’ai pas de pression particulière.
Le fait de connaître vos adversaires, et notamment les attaquants, peut-il être un avantage ?
Oui mais cela peut être également un inconvénient car, eux aussi, me connaissent très bien. Ce sera du 50/50. Personnellement, je ne vais pas changer, je vais jouer mon jeu et j’espère que ça va passer. Je pense pouvoir les contrer même s’ils connaissent ma façon de jouer.
On a parlé de Chamakh mais il y a d’autres pointures à Bordeaux, comme Gourcuff ou Cavenaghi. Qui craignez-vous le plus ?
On ne craint pas un seul joueur car face à nous il y a une équipe entière. Ce n’est pas un joueur qui fait l’équipe, c’est l’équipe qui fait le joueur. Sur ce début de saison, Bordeaux a montré d’énormes qualités et il faut craindre toute l’équipe. Il y a de très bons joueurs comme Gourcuff, Chamakh, Cavenaghi mais aussi Wendel, Alou Diarra… Il y a en plein, il faut donc se méfier de toute l’équipe.










